Demain et tous les autres jours

Affiche Demain et tous les autres jours
Réalisé par Noémie Lvovsky
Pays de production France
Année 2017
Durée
Genre Drame
Distributeur filmcoopi
Acteurs Mathieu Amalric, Noémie Lvovsky, Anaïs Demoustier, Micha Lescot, Luce Rodriguez
Age légal 12 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 775
Bande annonce

Critique

«Ma mère était un peu… ailleurs (…) elle avait un langage bien à elle, qui n’était pas fait pour échanger avec les autres», expliquait Noémie Lvovsky au magazine Télérama. Cette mère fantasque et poète hante la réalisatrice française qui lui dédie ses films. Demain et tous les autres jours est construit sur une histoire imaginée, douloureuse, dans laquelle se glissent quelques souvenirs, l’histoire d’une relation entre une fillette et sa mère au mental fragile.

Mathilde (Luce Rodriguez) est une enfant solitaire. Elle s’isole d’autant plus qu’elle perçoit les bizarreries de sa mère (Noémie Lvovsky). Entre les deux, l’affection est presque fusionnelle, surtout depuis le départ du père (Mathieu Amalric). Inquiète, Mathilde confie ses questions à son ami, un hibou en cage.
Noémie Lvovsky est bien connue pour ses qualités humaines et son sens poétique. Pour autant, dire que son nouveau film est un chef-d’œuvre serait exagéré. Sensible, empreint de tendresse, il touche par ce qu’il laisse entrevoir de désarroi dans cette relation mère/fille. Mais, peu documenté, il déçoit en ne répondant pas aux attentes. Une évolution plus subtile de la maladie, notamment. Et une utilisation plus efficace du rôle de l’oiseau, excellente idée de mise en scène pour concrétiser les pensées bouleversées de la petite fille.

C’est le point de vue de Mathilde qui prévaut, Mathilde qui dénoue ses angoisses en conversant avec le hibou. Cela fait de l’histoire une sorte de conte, une sorte, seulement. Ce manque de clarté de choix gêne un peu. Mais, dans le rôle de la mère, Noémie Lvovsky met une inépuisable tendresse dans son regard et son sourire. Elle se met entièrement au service de son propos, démontrer que rien ne pourra altérer son affection.

C’est ce qu’il y a de plus touchant dans ce film et c’est ce que démontre une fin un peu trop longue: indépendamment de la tragédie qui se noue en arrière-plan, l’amour entre Mathilde et sa mère ne perdra jamais sa force.

Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 12