Hitman & Bodyguard

Affiche Hitman & Bodyguard
Réalisé par Patrick Hughes
Titre original The Hitman's Bodyguard
Pays de production U.S.A.
Année 2017
Durée
Genre Comédie, Action
Distributeur inconnu
Acteurs Samuel L. Jackson, Gary Oldman, Salma Hayek, Ryan Reynolds, Elodie Yung
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 773
Bande annonce

Critique

Des personnages peuvent-ils sauver un film? On aimerait y croire devant le couple explosif que forment Ryan Reynolds et Samuel L. Jackson dans ce petit film d’action typique des longs étés. L’intrigue est en tout cas des plus banales: un garde du corps déchu, un tueur à gage appelé à témoigner contre un dictateur horrible. Et voilà nos deux antihéros qui doivent gagner Amsterdam en un temps record, poursuivis à la fois par Interpol et les Russes. Une fois ôtées les scènes de combat, violentes à souhait mais ne manquant pas de panache, il ne reste pas grand-chose. Mais c’est ce pas grand-chose qui se révèle être le plus jouissif.

Tout d’abord, Hitman & Bodyguard détourne volontiers les poncifs du genre de l’action, notamment dans sa séquence d’ouverture. Semblable à une publicité de voiture de luxe, elle se voit immédiatement désamorcée par la suite du film. Mais au-delà de l’utilisation doucement ironique de plans iconiques, c’est surtout la part humaine qui est mise en avant. Alors que la tendance des films d’action habituels est plutôt d’esquisser à gros traits la psychologie des protagonistes pour l’abandonner en cours de route, celui-ci tient la route.

En effet, la rencontre entre les deux hommes, difficile au début, s’approfondit au fil d’échanges réjouissants. Tout les oppose, de leur conception du travail aux relations. Le film joue évidemment là-dessus à des fins comiques mais arrive à en tirer davantage. Par exemple, la prise de conscience du personnage de Reynolds, qui finit par avouer être responsable de sa propre déchéance, est travaillée jusqu’au bout, façonnant également les actes de ce dernier. Bien sûr, cet équilibre doit beaucoup aux deux acteurs, qui s’amusent avec leur statut respectif - de légende pour Jackson, de tête à claques pour Reynolds – prouvant qu’ils valent bien plus que ça.

Adèle Morerod