Alien : Covenant

Affiche Alien : Covenant
Réalisé par Ridley Scott
Titre original Alien : Covenant
Pays de production U.S.A., Grande-Bretagne
Année 2017
Durée
Musique Jed Kurzel
Genre Science fiction, Epouvante-horreur, Action
Distributeur foxwarner
Acteurs Billy Crudup, Demian Bichir, Michael Fassbender, Katherine Waterston, Danny McBride
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 768
Bande annonce

Critique

Depuis quelques années, principalement grâce à la saga Star Wars, le mot préquelle est très à la mode. Cet Alien: Covenant est une préquelle, puisque le récit prend place avant l’histoire racontée dans le superbe Alien de 1979. Mais il est aussi la suite de Prometheus, réalisé en 2012 par le même Ridley Scott. Prologue de l’un, suite de l’autre, cela fait finalement beaucoup pour un seul film qui, de surcroît, semble montrer que Ridley Scott lorgne avec gourmandise sur le style de George Lucas.

Ce film est un assemblage hasardeux entre quelques scènes d’épouvante visuellement très réussies et des moments assez abstraits, qui répondent certes aux questions posées dans Prometheus (c’était le souhait majeur de Ridley Scott), mais n’apportent rien de crucial aux fans d’Alien. Et ce n’est pas fini: sont annoncées trois autres préquelles, dont la prochaine se situera chronologiquement entre les deux premières! Bref, tout ça n’est pas près de se simplifier, et c’est fort dommage. Car il est très difficile de faire le lien entre ces différents récits. Le film est bien entendu très soigné, les décors sont réalistes et la mise en scène nerveuse, mais cela n’intéresse finalement que très peu. De plus, le sentiment de peur permanente que l’on ressentait dans le film original a disparu. Les scènes d’épouvante sont solides mais vite expédiées, au profit d’un conceptuel pesant (Ah, le «Je suis ton père» de la première scène!)

Ce film donne plutôt envie de se replonger dans la saga d’origine et fait regretter ces années où l’on n’avait pas d’effets spéciaux numériques mais où on avait, en revanche, des idées. Des idées scénaristiques et visuelles ayant depuis longtemps conféré au premier Alien un statut de film culte intouchable, statut que toutes ses préquelles n’atteindront jamais. Pas plus d’ailleurs, malheureusement, que l’œuvre générale de Ridley Scott depuis le milieu des années 2000.

Philippe Thonney