Dans la forêt

Affiche Dans la forêt
Réalisé par Gilles Marchand
Pays de production France, Suède
Année 2016
Durée
Musique Philippe Schoeller
Genre Thriller
Distributeur filmcoopi
Acteurs Jérémie Elkaïm, Sophie Quinton, Timothé Vom Dorp, Théo Van de Voorde, Mika Zimmerman
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 763
Bande annonce

Critique

Tom (Timothé Vom Dorp) et son grand frère Benjamin (Theo Van de Voorde) quittent Paris pour la Suède afin de passer les vacances d’été avec leur père (Jérémie Elkaïm), un homme solitaire qu’ils connaissent à peine. Celui-ci emmène ses deux garçons dans une cabane délabrée au milieu d’une immense forêt près d’un lac, loin de tout, qui devient vite inquiétante aux yeux de Tom, huit ans et une imagination portée vers le fantastique. Ils y vivent une vie de Robinson qui tourne vite au cauchemar : le père montre des traits psychotiques inquiétants et refuse de ramener ses fils à la maison. Plus les jours passent, plus le petit Tom croit voir un personnage monstrueux avec un trou dans la tête les suivre et les épier. On assiste à un huis-clos inquiétant auquel l’aîné va échapper en s’enfuyant  pour rejoindre des randonneurs rencontrés par hasard. Le petit Tom, lui, reste alors seul avec son père et ses peurs enfantines.

Gilles Marchand s’est inspiré pour son dernier film des voyages qu’il faisait avec son frère pour rejoindre leur père qui vivait à l’étranger. Il se rappelle : "C’était impressionnant d’aller le voir dans un pays lointain, de découvrir une vie dont on ignorait tout. À l’inquiétude se mêlaient la curiosité et une forme d’attention très aiguë. J’ai fait appel à des souvenirs, mais surtout à des sensations. Je voulais faire ressentir des choses à travers des yeux d’enfant. Le regard qu’on porte sur les choses quand on est petit est tellement puissant. On ressent le réel comme une aventure."  Le réalisateur y parvient bien et le climat qu’il a créé devient vite anxiogène. Ce drôle de père va-t-il mettre ses enfants en danger ? Tout le film repose sur la peur et les fantasmes qu’alimente l’imaginaire de chacun. Plutôt réussi : un sentiment d’effroi nous étreint peu à peu et ne nous lâche plus. Bon, il faut aimer le genre !

Appréciations

Nom Notes
13
Geneviève Praplan 12
Anne-Béatrice Schwab 13