Personal Shopper

Affiche Personal Shopper
Réalisé par Olivier Assayas
Pays de production France
Année 2016
Durée
Genre Policier, fantastique
Distributeur filmcoopi
Acteurs Kristen Stewart, Lars Eidinger, Sigrid Bouaziz
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 759

Critique

Le dernier festival e Cannes a très mal reçu le nouveau film d’Olivier Assayas, œuvre boiteuse et difficile à classer. Il se présente comme une concurrence ratée entre deux genres, celui du film policier et celui du film fantastique. Mais peut-être faudrait-il parler de documentaire de mode?Ce dernier aspect et la vacuité qu’il transpire se font très présents à l’écran. D’ailleurs, le titre en témoigne.

Assayas a renoué avec Kristen Stewart, second rôle dans Sils Maria (2014), ou l’actrice donne la réplique à JulietteBinoche. Dans Personal Shopper, Stewart incarne un personnage ambigu. Maureen, qui se dit medium, vient de perdre son frère et attend un signe de lui. A part quoi, elle gagne sa vie comme acheteuse professionnelle– pour parler français – et court les boutiques de luxe, à Paris ou à Londres, afin d’apporter robes et bijoux à une vedette de la haute-couture. Comment unir le vide de cette activité lucrative aux profondes questions posées par le deuil ? Le fossé étant infranchissable, le film devient monotone et sans substance; comme les longues minutes où l’écran d’un téléphone occupe tout l’écran du cinéma. Il apparaît comme un hommage rendu à l’actrice, mais qui ne concernerait qu’elle et le réalisateur.

La revendication de film policier ne va pas très loin non plus; ce genre-là fournit une explication qui pourrait être définitive mais ne contente pas Assayas. Il relance le scénario vers autre chose et termine sur une note plus raisonnable. Non sans avoir fait un détour par le Sultanat d’Oman… Et laisser le public s’interroger sur tant de confusion.

Geneviève Praplan


Maureen, jeune américaine à Paris, a perdu il y a peu son frère jumeau. Depuis, elle attend quelque signe de lui et c’est pourquoi elle se rend régulièrement dans la maison où il vécut. A part cela, cette jeune femme s’occupe des d’achats vestimentaires pour une célèbre mannequin qui sera sauvagement assassinée.  Assayas  tente maladroitement de raconter simultanément deux histoires différentes. La première appartient au genre de films de fantômes et  use plus de la suggestion et de la bande-son que d’effets spéciaux démonstratifs. La seconde s’apparente au thriller glacial. Les liens entre ces deux films incomplets seraient les messages étranges  que reçoit Maureen et auxquels elle répond avec fébrilité. Mais est-ce que vingt minutes (ou même davantage ?)  de textos plein écran offrent encore un moment de cinéma ? Ou trahissent-ils que ce type d’addiction se révèle même sur grand écran ? Au final, ce film traduit davantage un phénomène de société que la réalisation renouvelante qu’on était en droit d’attendre.

Serge Molla

Serge Molla

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 9
Serge Molla 8
Anne-Béatrice Schwab 14
Georges Blanc 7