Creative Control

Affiche Creative Control
Réalisé par Benjamin Dickinson
Titre original Creative Control
Pays de production U.S.A.
Année 2015
Durée
Musique Drazen Bosnjak
Genre Drame
Distributeur Helvetica Pacific
Acteurs Nora Zehetner, Benjamin Dickinson, Dan Gill, Alexia Rasmussen, Jay Eisenberg
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 756
Bande annonce

Critique

Scénariste, réalisateur et acteur principal de Creative control, Benjamin Dickinson a voulu dénoncer, selon ses propres termes, "un certain fascisme technologique". Il joue le rôle de David, un jeune génie de la technologie, travaillant sur des inventions mêlant la réalité et le virtuel. Un environnement qui ne tardera pas à empoisonner son esprit et sa vie privée.

Dommage qu’à défaut de dénoncer, Benjamin Dickinson, souligne à gros traits, exagère et sur-explique. Tourné en noir et blanc, son film alterne deux types de scènes : celles du genre "sex, drugs and technology", voulant montrer la chute de l’humain dans les progrès virtuels qui le conduisent à la catastrophe. Le héros et ses collègues sont définis comme des ectoplasmes, accros à leurs pilules, tellement préoccupés par l’envie de développer l’imagination des autres qu’ils en oublient leurs propres valeurs et désirs. Difficile de s’identifier à ces personnages esclaves de leurs hologrammes et autres gadgets futuristes.

Pesante, la mise en scène de ces séquences, multipliant les plans au ralenti assortis de musique classique, finit rapidement par lasser. On a bien compris que le Mal vient d’Internet. Puis, lorsque David a pris conscience de son enfermement et décide de réagir, les solutions qu’il trouve pour changer de vie sont bien trop simplistes pour que le film ait une morale forte : comme si quelques antidépresseurs, quelques séances de yoga et le fait de déménager "dans une maison où il n’y aura pas de réseau" pouvaient régler tous les problèmes. Creative control est un film trop maladroit et donneur de leçon pour atteindre le noble but qu’il s’était fixé.

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 8