Réparer les vivants

Affiche Réparer les vivants
Réalisé par Katell Quillévéré
Pays de production France
Année 2015
Durée
Musique Alexandre Desplat
Genre Drame
Distributeur inconnu
Acteurs Emmanuelle Seigner, Bouli Lanners, Anne Dorval, Tahar Rahim, Kool Shen
N° cinéfeuilles 756
Bande annonce

Critique

La romancière Maylis de Kerangal avec son livre, Katell Quillévéré avec ce film parlent d’un sujet peu populaire : le don d’organe. La seconde a pris à cœur «de respecter le roman dans son essence si particulière qui mêle exigence documentaire et puissance émotionnelle.»

Après avoir vécu le lever du jour dans la folle passion des vagues, trois surfeurs subissent un accident de voiture. L’un d’eux se retrouve à l’hôpital en état de mort cérébrale. Les parents (Emmanuelle Seigner et  Kool Shen) doivent affronter le deuil, mais encore à la possibilité que les organes de leur fils servent à un patient inconnu. A Paris, une femme (Anne Dorval) qui souffre d’une maladie cardiaque dégénérative, espère une rémission grâce à un nouveau cœur. Le père et la mère du garçon acceptent le don et renvoient ainsi la réalisatrice à ce qu’elle appelle «l’exigence documentaire».

Réparer les vivants est une œuvre étrange dont la large part de fiction se casse brutalement sur la réalité clinique. De magnifiques images de vagues préludent à cette histoire de chirurgie, tandis que les personnages, médecins et patients, sont tous ébauchés avec des aspects de vie privés qui tournent court sans apporter quoique ce soit au sujet.

Poésie, science et sentiments, c’est le trio marquant - mais sans unité - de cette aventure qui ne convainc pas vraiment sur le plan scénographique. Peut-être «l’exigence documentaire et la puissance émotionnelle» dont parle Quillévéré n’étaient-elles pas vraiment compatibles, du moins à travers sa caméra? En tout cas certaines scènes sont splendides, comme celles du surf. Tandis que d’autres, celles du bistouri en particulier, semblent n’avoir pas de fin.

Il y a toutefois une bonne intention, celle d’encourager le don d’organes. Et si le but n’est pas atteint, le film rassure au moins sur l’extrême bienveillance des médecins intéressés, prêts à tout faire pour que soient abordés dans les meilleures conditions le deuil  de la mort et celui du don.

Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 12
Georges Blanc 14