Star Trek sans limites

Affiche Star Trek sans limites
Réalisé par Justin Lin
Titre original Star Trek Beyond
Pays de production U.S.A.
Année 2016
Durée
Musique Michael Giacchino
Genre Science fiction, Action, Aventure
Distributeur universal
Acteurs Simon Pegg, Chris Pine, Zachary Quinto, Sofia Boutella, Idris Elba
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 751
Bande annonce

Critique

Rappelons tout d’abord que Star Trek est l’une des franchises les plus célèbres et les plus longues de l’histoire de la fiction. Il y eut pour commencer la série télé entre 1966 et 1969, l’une des séries méritant le plus le qualificatif de culte, avec William Shatner dans le rôle du capitaine Kirk et Leonard Nimoy dans celui de Spock. Elle donna naissance à six autres séries dérivées. Il y eut ensuite six films avec les mêmes acteurs, avant qu’un nouveau concept ne démarre pour quatre longs-métrages avec Patrick Stewart dans le rôle de Kirk. Jusqu’à ce qu’en 2009, JJ Abrams reprenne la franchise et la transfère dans un univers parallèle. Ce Star Trek Beyond célèbre les 50 ans des premières aventures de nos héros, et montre bien le fossé franchi avec le temps.

Car ce film ne brille pas par son originalité, à une exception près. On se met à la place des scénaristes. Avec un tel passif, une telle longévité, difficile d’être extrêmement novateur sans aller trop loin dans l’outrance. Ils font preuve dans la première demi-heure d’un culot ahurissant, puisqu’ils se payent le luxe de détruire intégralement le mythique vaisseau Enterprise. Malheureusement, après ce coup d’éclat, pas grand-chose à signaler. Les personnages luttent pour leur survie, combattent les méchants et font tout pour reconstruire leur vaisseau, en vue d’un nouvel opus qui est d’ores et déjà prévu. D’où l’impression que l’on a de ne voir un film qui n’est qu’une parenthèse, ou un méandre dans le cours de l’histoire. Chris Pine, particulièrement mou et inexpressif dans le rôle de Kirk peine à convaincre. Les seconds rôles, notamment Zachary Quinto en Spock, sont plus efficaces.

L’un des points cruciaux de la promotion du film est le courage des scénaristes d’avoir fait du personnage mythique de Sulu un homosexuel, alors que cela n’est que très vaguement suggéré dans un seul plan. Le film donne au final l’envie de revoir la série originale, très bien écrite et efficace malgré le manque de moyens. Les personnages étaient toujours dans la même salle ou le même couloir, avec des trucages fauchés et des décors sentant bon le carton-pâte. Ici, il y a moult effets spéciaux numériques et 200 hologrammes à la minute, mais qui ne suffisent évidemment pas à compenser le manque d’imagination du scénario.

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 9