Ma vie de chat

Affiche Ma vie de chat
Réalisé par Barry Sonnenfeld
Titre original Nine Lives
Pays de production France, Chine
Année 2016
Durée
Musique Evgueni Galperine, Sacha Galperine
Genre Comédie, Fantastique
Distributeur pathefilms
Acteurs Kevin Spacey, Jennifer Garner, Cheryl Hines, Robbie Amell, Mark Consuelos
Age légal 6 ans
Age suggéré 8 ans
N° cinéfeuilles 751
Bande annonce

Critique

Tom (Kevin Spacey) est un chef d’entreprise stressé n’ayant guère de temps à consacrer à sa famille, tout occupé qu’il est à tenter de construire le plus haut gratte-ciel du pays et à lutter contre des vautours qui veulent prendre sa place. A la suite d’un accident, il tombe dans le coma et son esprit se retrouve dans le corps de Mister Fuzzypants, le chat qu’il a offert à sa fille. Dans sa nouvelle vie de félin, Tom va avoir fort à faire pour régler ses problèmes mais va, surtout, retrouver le vrai sens des priorités et de l’amour familial.

Barry Sonnenfeld, réalisateur des saugrenus Men in black (1997-2012) et La famille Addams (1991), se retrouve aux commandes de cette comédie qu’il destine à toute la famille. Le pari n’est qu’en partie gagné. En effet, sur la forme, le film est réussi. Gabin disait qu’il ne fallait jamais jouer avec des enfants ou des animaux car ils volent systématiquement la vedette aux acteurs, et le chat Fuzzypants, parfaitement dressé et irrésistible, en est la preuve. De plus, entendre en voix off Kevin Spacey exprimer ses pensées sur le goût de ses croquettes est très drôle. Le film propose en outre une belle idée de casting en la personne du toujours excellent Christopher Walken, dans le rôle d’un vendeur d’animaux un peu louche. Le tout baignant dans une atmosphère sympathique et joyeuse.

Malheureusement, sur le fond, ces scènes amusantes qui feront rire les enfants sont trop rares. Par exemple, elles ne commencent qu’après une demi-heure pendant laquelle le jeune public ne se sentira pas concerné. Régulièrement, des  intrigues extrêmement réalistes, avec conversations d’adultes sur le business, viennent interrompre l’esprit animalier de l’histoire. Il n’est pas sûr également que tous les enfants saisissent bien les aspects philosophiques et moraux que le scénario veut faire passer. Peut-être aurait-il fallu trancher plus clairement entre un film pour enfants (tel que L’espion aux pattes de velours (Robert Stevenson, 1965) ou un film plus sombre avec un sujet qui fut traité dans La quatrième dimension (Steven Spielberg, Joe Dante, 1983). La volonté de plaire à tout le monde affaiblit la qualité et l’impact d’un film qui s’avère sympathique, sans plus.

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 10
Anne-Béatrice Schwab 9