Rosalie Blum

Affiche Rosalie Blum
Réalisé par Julien Rappeneau
Pays de production France
Année 2015
Durée
Musique Martin Rappeneau
Genre Comédie
Distributeur praesensfilm
Acteurs Noémie Lvovsky, Anémone, Alice Isaaz, Kyan Khojandi, Sara Giraudeau
Age légal 12 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 747
Bande annonce

Critique

Julien Rappeneau, fils du réalisateur Jean-Paul Rappeneau, réalise avec Rosalie Blum son premier film, après une prolifique carrière de scénariste exercée auprès de son père, de Régis Wargnier ou d’Olivier Marchal. Il adapte une série de bandes dessinées réalisées entre 2007 et 2009 par Camille Jourdy.

Vincent (excellent Kyan Khojandi) est un garçon solitaire, passant son temps entre son salon de coiffure et sa mère castratrice. Un jour, il croise la route de Rosalie Blum (Noémie Lvovsky, elle aussi excellente). Intrigué par cette femme et son regard triste, il se met à la suivre partout afin de tromper son ennui et d’en savoir plus sur elle. Ce manège n’échappe pas à Rosalie qui à son tour charge sa nièce, une ado désœuvrée, de suivre le suiveur. Ce qui commence par n’être qu’un jeu innocent débouchera sur une chronique sociale parlant de solitude.

L’idée de base ainsi que toute la première partie du film sont très réussis. Le réalisateur prend son temps afin de nous présenter de manière approfondie chacun des trois personnages principaux. La solitude, les petites joies, le quotidien dans ce qu’il a de plus banal pour ces trois personnes n’ayant rien d’extraordinaire et vivant une vie monotone dans une petite ville morne de la province française. Il n’y a toutefois rien d’ennuyeux ni de triste: au contraire, l’humour est bien présent, et même si le personnage de l’ado est moins intéressant que les deux autres, les êtres sont tendres et touchants. La seconde partie est plus laborieuse, à partir du moment où les filatures s’arrêtent et que l’histoire prend un nouveau tournant, lorsque Vincent, Rosalie et Aude se rencontrent et s’expliquent. La chronique sociale fait place à une histoire prévisible qui n’apporte rien de plus à la tendresse présente dans les parcours individuels. Toutefois, le film se suit grâce à la qualité de l’interprétation et la délicatesse des regards.

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 13
Nadia Roch 12
Anne-Béatrice Schwab 13