Good Luck Algeria

Affiche Good Luck Algeria
Réalisé par Farid Bentoumi
Pays de production France, Belgique
Année 2015
Durée
Musique Robin Foster
Genre Comédie
Distributeur agorafilms
Acteurs Sami Bouajila, Chiara Mastroianni, Hélène Vincent, Franck Gastambide, Bouchakor Chakor Djaltia
Age légal 6 ans
Age suggéré 10 ans
N° cinéfeuilles 743
Bande annonce

Critique

Sam (Sami Bouajila) est un fils d’immigré algérien qui n’a jamais gardé le contact avec son pays d’origine, dont il n’a même pas demandé le passeport. Il travaille en Savoie comme co-directeur d’une petite fabrique de skis qui est au bord de la faillite. Pour relancer les affaires et s’offrir une publicité inespérée, il va tenter de se qualifier pour les Jeux Olympiques de ski de fond. Afin que cela soit plus simple et plus rapide, il va choisir de représenter non pas la France mais l’Algérie, puisqu’il est sûr de n’y trouver aucun concurrent sérieux dans cette discipline. Cela va l’obliger à reprendre contact avec le pays de ses racines pour y chercher du soutien financier et médiatique.

Good Luck Algeria paraît ainsi résumé être une bonne idée, malheureusement le film déçoit. L’histoire tire sur des ficelles tout de même très grosses, ce qui n’aurait pas été trop dommageable avec une touche de folie et d’humour absente ici. On a de la peine à croire au projet de Sam qui n’a jusqu’ici jamais pratiqué le sport qu’à toutes petites doses. De plus, la mise en scène inexistante et simpliste, n’arrive pas à soulever plus qu’un intérêt poli. Lorsque le film change de cap dans la seconde partie et que le héros se retrouve en Algérie avec ses cousins et son vieux père prêt à tout pour garder sa terre et ses oliviers, on espère qu’à défaut d’humour on ressentira de la vraie émotion. Mais là aussi, à part un discours déjà souvent entendu sur l’importance de savoir d’où l’on vient et le déchirement d’un vieil homme entre son pays d’origine et son pays d’adoption, il n’y a rien de très nouveau à se mettre sous la dent. Les dix dernières minutes sont les plus réussies.

Sami Bouajila est excellent, en proposant un personnage loyal, courageux et sympathique. Les autres acteurs assurent le service minimum, et particulièrement Chiara Mastroianni qui, comme d’habitude ou presque, se contente d’être là sans se fatiguer à jouer quelque chose. Les dialogues sont bien écrits, mais ne suffisent pas à faire décoller un film prudent et académique qui aurait pu aller beaucoup plus loin autant dans l’humour que dans la profondeur.

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 11