Everest

Affiche Everest
Réalisé par Baltasar Kormákur
Titre original Everest
Pays de production Grande-Bretagne, U.S.A., Islande
Année 2015
Durée
Musique Dario Marianelli
Genre Aventure
Distributeur universal
Acteurs Robin Wright, Josh Brolin, Jake Gyllenhaal, John Hawkes, Jason Clarke
Age légal 12 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 731
Bande annonce

Critique

Inspiré d’une désastreuse tentative d’ascension de la plus haute montagne du monde, ce film suit deux expéditions distinctes confrontées à de très violentes tempêtes de neige. La trame s’inspire du récit de John Krakauer, Tragédie à l’Everest, qui participa en 1996 et en tant qu’envoyé du magazine Outside à l’unedes trois équipes désirant atteindre ledit sommet le 10 mai compte-tenu de la météo favorable à cette date. Trois temps distincts rythment le récit : départ des Etats-Unis et arrivée sur place, ascension, lendemains.

La première partie permet de prendre conscience qu’une telle expédition est désormais devenue un business rentable, vu le nombre importantd’alpinistes décidés à ajouter ce sommet à leur palmarès. La deuxième partie, principale, atteste du courage et de l’endurance des grimpeurs mis à très rude épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter. Quant à la dernière partie, très courte,  elle  évoque le retour des survivants au camp de base, puis aux Etats-Unis.

Tourné au Népal et dans les Alpes italiennes, ce film mérite certainement d’être vu en grand écran. Forte est l’impression d’être aux côtés des grimpeurs et palpables sont la tension et l’angoisse de celles et ceux restés au camp de bas ou même aux Etats-Unis (pour lesquels s’offre la liaison satellite). Fallait-il vraiment privilégier la 3D, c’est-à-dire opter pour une profondeur de champ maximale plutôt qu’une profondeur psychologique ?

Au final,un véritable grand spectacle dramatique, mais peu critique sur les véritables motivations des alpinistes ou sur les anonymes qui assurent, au risque de leurs vies, la logistique et l’ouverture des voies d’accès pour de riches clients dont le rêve pourrait bien se transformer en mortel cauchemar. L’interprétation des acteurs est solide, même si le spectateur se met parfois à confondre telle équipe avec telle autre ; l’émotion se lie donc moins à tel personnage qu’à l’exploit global de tous ces hommes et femmes qui tentent l’impossible. Autrement dit, on ne regarde pas Everest, on vit Everest : l’essentiel est là. Mais que là.

Serge Molla

Appréciations

Nom Notes
Serge Molla 14
Nadia Roch 14
Georges Blanc 14
Anne-Béatrice Schwab 12