Imitation Game

Affiche Imitation Game
Réalisé par Morten Tydlum
Pays de production U.S.A., Grande-Bretagne
Année 2014
Durée
Musique Alexandre Desplat
Genre Biopic, Drame
Distributeur elitefilms
Acteurs Keira Knightley, Mark Strong, Matthew Goode, Rory Kinnear, Benedict Cumberbatch
Age légal 8 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 717
Bande annonce

Critique

Le cinéma de ce début d’année aime les scientifiques… Après le cosmologiste britannique Stephen Hawking (Une merveilleuse histoire du temps, de James Marsh), voici Alan Turing, un autre brillant chercheur du Royaume-Uni qui a posé les bases de l’informatique et de l’ordinateur.  A ce titre, il a également inventé une machine apte à déchiffrer les messages codés envoyés par les Nazis pendant la guerre.
A la fin du XXe siècle, la déclassification des rapports que son équipe a fournis a appris la réalité au grand public. Mortem Tydlum, cinéaste norvégien, s’est emparé du sujet et raconte la course contre la montre qu’a représenté ce formidable travail. Course contre la montre parce que la guerre était en cours. Ce sont finalement deux ans de massacres que l’usage de la fameuse machine aurait réussi à éviter.
Alan Turing (Benedict Cumberbatch), mathématicien génial, est engagé en pleine Seconde Guerre mondiale par les Services secrets britanniques. Il a pour mission, au cœur d’une petite équipe comprenant celle qui deviendra sa fidèle amie (Keira Knightley), de décrypter les messages codés d’Enigma, machine qu’utilisent les Nazis et réputée inviolable. Mais on ne l’aime pas. Ni ses coéquipiers, ni son chef, le Commandant Denniston (Charles Dance), ne lui font la vie facile.  De plus, Turing doit cacher son homosexualité, alors punissable par la loi.
La recherche sur Enigma, la lente élaboration de la «machine de Turing» destinée à  la contrecarrer, offrent au film ses plus importants ressorts. Le drame qui se joue en ces années de guerre attise la tension soutenue tout au long du film; le jeu des acteurs aussi, Benedict Cumberbatch en tête dont le rôle est difficile.
Cela ne fait pas un chef-d’œuvre d’Imitation Game. Car comme souvent dans ce genre de biographie, l’anecdotisme et la vie intime du protagoniste prennent le pas sur son travail. Par ailleurs, on regrette un petit côté «bons et méchants». Le manque de subtilité qui pèse sur le personnage d’Alan Turing, mais aussi sur celui de son amie, déqualifie forcément le film. Il en reste cependant la défense du droit à la différence, point de vue qu’il faut constamment rappeler. Reste aussi  l’intérêt de découvrir le personnage principal et son travail, qui s’ouvrent sur un pan méconnu de la guerre contre les Nazis. Ce point est assez intéressant pour inciter à en apprendre davantage.

Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 12
Daniel Grivel 14
Anne-Béatrice Schwab 15