Paradise Lost

Affiche Paradise Lost
Réalisé par Andrea Di Stefano
Pays de production France, Espagne, Belgique
Année 2013
Durée
Musique Max Richter
Genre Thriller, Romance
Distributeur pathefilms
Acteurs Benicio Del Toro, Josh Hutcherson, Brady Corbet, Carlos Bardem, Claudia Traisac
Age légal 14 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 712
Bande annonce

Critique

Nick (Josh Hutcherson), jeune surfeur canadien, rejoint son frère en Colombie et se croit au paradis au bord d’un lagon turquoise et d’une plage de rêve. Il tombe amoureux d’une jeune Colombienne, Maria (Claudia Traisac), qui va, sans le vouloir, lui porter malheur, car elle est la nièce de Pablo Escobar (Benicio del Toro), le baron de la drogue à la tête du cartel de Medellin, la plus grande entreprise criminelle de trafiquants. Rappelons que c’est lui qui a lancé l’usage des mules, c’est-à-dire des personnes qui, de leur plein gré ou contraintes, passent la frontière l’estomac bourré de capsules de caoutchouc remplies de cocaïne. Ce sont, dans les années 1980, 70 à 80 tonnes de cocaïne qui sont acheminées chaque mois vers les Etats-Unis. La corruption généralisée et l’intimidation caractérisent les relations entre le baron de la drogue et les autorités colombiennes. Escobar terrorise littéralement son pays. On dénombre des milliers de morts – lhomme reconnaît avoir organisé les meurtres de 3'000 Colombiens – mais il reste une figure qui bénéficie d’une grande popularité, car il redistribue une part de ses gains faramineux aux plus défavorisés et est lui-même d’origine modeste.
Si, pour son premier longmétrage, Andrea Di Stefano a fait du narco-trafiquant un personnage secondaire, il ne nous leurre pas: il tire en réalité de façon saisissante le portrait d’Escobar, dans les pattes duquel le jeune Canadien naïf et effaré se retrouve pris. Le comédien Benicio Del Toro incarne le criminel. Il est littéralement fascinant dans ce rôle de parrain qu’il interprète tout en nuances, à la fois charmeur, énigmatique, tyrannique et finalement effrayant, ce qui contribue largement à tenir le spectateur en haleine.

Appréciations

Nom Notes
14
Daniel Grivel 12
Anne-Béatrice Schwab 13