Catacombes

Affiche Catacombes
Réalisé par John Erick Dowdle
Pays de production U.S.A.
Année 2014
Durée
Musique Keefus Ciancia
Genre Epouvante-horreur, Thriller
Distributeur universal
Acteurs Perdita Weeks, Ben Feldman, Edwin Hodge, François Civil, Marion Lambert
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 707
Bande annonce

Critique

Le cinéaste américain J.-E. Dowdle affectionne tout particulièrement les huis clos - un petit immeuble pour En Quarantaine (2008) et un ascenseur pour Devil (2011). Avec Catacombes, il nous emmène et nous coince pendant une heure et demie dans les catacombes de Paris, au milieu des millions d’ossements venus des anciens cimetières de la ville et entassés là dès la fin du 18e et durant le 19e siècle. Avant de plonger dans ce film d’horreur mâtiné de fantastique, prenez soin de bien respirer: le voyage dans la cité des morts sera étouffant.
Une petite équipe de jeunes explorateurs franco-américains s’aventure donc au coeur d’une partie inconnue des catacombes parisiennes, dans le labyrinthe complexe et les réseaux humides des galeries souterraines. C’est la jeune Scarlett (Perdita Weeks), docteur en archéologie urbaine, qui dirige la manœuvre: elle est à la recherche d’inscriptions araméennes, de pierres historiques, de trésors cachés, de clés qui ouvrent sur l’inconnu, sans oublier bien sûr la pierre philosophale. Cramponnez-vous, on va descendre au plus profond des lieux, les pieds dans la boue, là où chacun retrouve ses fantasmes personnels et ses cauchemars enfouis, là où l’on touche à l’Enfer. «L’issue est toujours en bas», nous répète Catacombes, et l’on croisera dans cette zone infernale plusieurs morts-vivants parents des explorateurs. La peur s’installera, l’horreur et la destruction feront que plusieurs protagonistes ne reverront pas le jour.
Catacombes est un film pour spectateurs avertis, pour ceux qui aiment extirper des tréfonds de l’âme humaine les démons les plus intimes et qui ne craignent pas les scènes sanglantes. Si les acteurs sont excellents, l’intrigue reste poisseuse et la constante agitation de la caméra, style «faux documentaire» pris sur le vif – les spécialistes parlent de «found footage» - n’empêche pas le film d’être glauque et lassant.

Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 6
Daniel Grivel 8
Anne-Béatrice Schwab 13