Godzilla

Affiche Godzilla
Réalisé par Gareth Edwards
Pays de production U.S.A.
Année 2014
Durée
Musique Alexandre Desplat
Genre Science fiction, Action, Aventure
Distributeur foxwarner
Acteurs Ken Watanabe, Sally Hawkins, Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Elizabeth Olsen
Age légal 14 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 702
Bande annonce

Critique


Le débarquement sur les écrans de Godzilla, monstre préhistorique et tyrannosaure colossal, ne date pas d’aujourd’hui. En 1954 déjà, lecinéaste japonais Inoshiro Honda avait allumé les feux (avec succès),et l’on en est maintenant à plus d’une trentaine d’éditions ultérieures.

Le blockbuster de Gareh Edwards est résolument sombre. Godzilla se meutdans un contexte apocalyptique et, entre les images de tsunamis, de catastrophes nucléaires et de déploiements guerriers, les allusions ànotre pauvre monde déglingué ne sont pas fortuites. Godzilla renvoie au Japon de l’après-guerre et nous embarque dans le Pacifique et jusqu’en Californie. Les métaphores pointent une ou deux fois le bout de l’oreille : l’homme, souvent aveuglé par l’orgueil, n’est pas exempt de tout reproche.

Le physicien nucléaire Joseph Brody (Aaron Taylor-Johnson) enquête sur de mystérieux phénomènes qui ont eu lieu au Japon, quinze ans après un incident qui a irradié la région de Tokyo et profondément déchiré sa propre famille. Refusant de s’en tenir à la version officielle d’un tremblement de terre, le scientifique revient sur les lieux du drame, accompagné par son fils Ford (Bryan Cranston), soldat de la Navy. Ils découvrent que les incidents ne sont pas liés à une catastrophe naturelle, mais bien plutôt à une créature marine gigantesque dont l’existence a été dissimulée depuis les années 50 (les essais nucléaires de Bikini auraient été faits pour parer au danger…). Voilà pour le début d’un récit qui mènera le spectateur jusqu’en 1999 tandis que d’autres organismes mutants et monstrueux feront aussi leur apparition, menaçant la sécurité de l’archipel d’Hawaï et la côte Ouest des Etats-Unis. Se greffent sur cette description d’un monde en décomposition quelques images de la vie familiale de Ford, qui permettent, l’espace de quelques instants, d’échapper aux rugissements d’une bande-son tonitruante.

«Mon thème principal, affirme le réalisateur, c’est l’homme contre la nature. Et dans ce combat, la nature gagne toujours. Godzilla est comme une force de la nature, comme la colère de Dieu ou sa vengeance pour la façon dont nous nous sommes comportés.» Soit. Mais il faut s’accrocher ferme pour supporter la compagnie de ce monstre surgi des profondeurs de la terre et crachant du feu. Sans compter les autres.

Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 10
Daniel Grivel 8