Les Yeux jaunes des crocodiles

Affiche Les Yeux jaunes des crocodiles
Réalisé par Cécile Telerman
Pays de production France
Année 2012
Durée
Musique Frédéric Aliotti-Parker
Genre Comédie dramatique
Distributeur inconnu
Acteurs Emmanuelle Béart, Patrick Bruel, Julie Depardieu, Jacques Weber, Alice Isaaz
N° cinéfeuilles 699
Bande annonce

Critique


Joséphine (Julie Depardieu), historienne spécialisée dans le XIIesiècle, se trouve confrontée aux difficultés de la vie. Elle a deux filles et son mari, personnage mollasson, la trompe. Sa soeur Iris (Emmanuelle Béart), belle et extravertie, mène une vie de Parisienne bourgeoise. Un soir, lors d'un dîner mondain, Iris se vante d'être en train d'écrire un roman. Dans l'incapacité de le faire et prise à son propre mensonge, elle presse sa soeur - qui vient d'être abandonnée par son mari - de lui prêter main forte (et sa plume) pour écrire ce roman qu'elle signera, tout en promettant de laisser à Joséphine les recettes de la publication. Le livre aura du succès, mais le secret entre les deux soeurs sera vite éventé et leurs relations vont se détériorer.
Adaptation du roman éponyme de Katherine Pancol, cette trop longue comédie dramatique peine pendant plus de deux heures à trouver un centre de gravité. Sans y parvenir. Trop de personnages (tous ceux du roman ont été conservés), trop d'intrigues secondaires banales font du film de Cécile Telerman un long pensum que même les crocodiles d'Afrique du titre ne parviendront pas à troubler. Plusieurs thèmes s'entrecroisent, pêle-mêle : conflits générationnels, problèmes de couples, aventures extra-conjugales, pouvoir de l'argent et satire de certaines médiatisations d'événements s'en viennent plomber une intrigue le plus souvent attendue. Et l'émotion se fait rare...
Les acteurs font de leur mieux, avec une mention toute particulière à Julie Depardieu, une Joséphine crédible dans sa fragilité, et à Patrick Bruel (le mari d'Iris), témoin serein des événements. Dans un rôle plus complexe (et parfois caricatural), Emmanuelle Béart (Iris) donne une certaine consistance à son rôle de fausse jetonne. On croise avec plaisir Jacques Weber, Edith Scob et beaucoup d'autres comédiens à qui, semble-t-il, la bride a été laissée sur le cou. Mise en scène et montage sont honnêtes, même si Les Yeux jaunes des crocodiles ne pétillent pas...

Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 8
Daniel Grivel 8
11
Geneviève Praplan 9
Georges Blanc 10