Monuments men

Affiche Monuments men
Réalisé par George Clooney
Pays de production U.S.A., Allemagne
Année 2014
Durée
Musique Alexandre Desplat
Genre Historique, Aventure, Guerre
Distributeur foxwarner
Acteurs Matt Damon, Cate Blanchett, John Goodman, George Clooney, Bill Murray
Age légal 12 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 698
Bande annonce

Critique

Ils ont a réellement existé. Peu après le débarquement en Normandie, les «MonumentsMen», tous conservateurs d’art, ont formé une unité étasunienne spéciale chargée de poursuivre et récupérer le maximum d’œuvres d’art volées par les Nazis qui les emportaient dans leur fuite. Le directeur du Metropolitan Museum ne s’appelait pas James Granger (Matt Damon), mais James Rorimer. Et, pour se documenter, George Clooney a fait appel à Harry Ettlinger (Sam, interprété par Dimitri Leonidas), Allemand juif émigré aux Etats-Unis en 1938, qui a servi d’interprète dans cette course contre la montre.
C’est un bon sujet dont s’inspire ce film. Si bien que le risque est grand d’en attendre un peu trop car le résultat ne se révèle pas vraiment à la hauteur.  A commencer par l’attribution des rôles. Ainsi, Cate Blanchett détonne-t-elle en conservatrice du Musée du Jeu de Paume. Puisque Jean Dujardin fait partie des acteurs, pourquoi n’avoir pas continué avec des comédiens français pour les rôles parisiens?  Il n’y a guère que les Nazis qui s’expriment en un anglais parfait (sic), sans que cela surprenne.
La langue est souvent le prétexte de plaisanteries convenues et ressassées. L’enjeu du scénario, retrouver les œuvres volées, contenait d’autres atouts que celui d’un humour facile. Alors que les déclamations sur l’importance de la culture sonnent comme un besoin de se justifier…
Accompagnée par une musique qui joue la fleur au fusil, l’unité de George Clooney semble hésiter entre le drame de la guerre dans lequel elle se glisse, la joyeuse farce de collégiens et une réflexion sur l’utilité de l’art. Le réalisateur a-t-il noué les genres afin de satisfaire le plus large public? Ce serait de bonne guerre hollywoodienne. Mais la star a prouvé qu’elle pouvait faire mieux (Good Night and Good Luck, 2005) et de façon plus autonome.
 

Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 9
Anne-Béatrice Schwab 15