Erin Brockovich

Affiche Erin Brockovich
Réalisé par Steven Soderbergh
Pays de production U.S.A.
Année 2000
Durée
Musique Thomas Newman
Genre Comédie dramatique, Biopic
Acteurs Julia Roberts, Aaron Eckhart, Albert Finney, Marg Helgenberger, Cherry Jones
Age légal 7 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 391
Bande annonce

Critique

Encore une histoire vraie, un nouveau combat de «David contre Machin-chose»...

Erin Brockovich (Julia Roberts, plus craquante que jamais, et filmée tout à son avantage), divorcée deux fois, trois enfants et fauchée, recourt à une étude d'avocats pour défendre ses intérêts dans une af­faire de collision de voitures. Elle y fait la connaissance du patron, Ed Masry (Albert Finney, aux nombreuses et sympathiquement-visibles heures de vol) et parvient à décrocher un petit emploi. De fil en aiguille, bien que n'étant pas juriste (mais, comme le disait un regretté préfet d'Echallens, «il est plus facile de donner des notions de droit à un homme de bon sens que du bon sens à un homme de droit»), elle met le doigt sur une grosse affaire: une énorme entreprise de distribution de gaz a sciemment intoxiqué la population d'un village perdu en plein désert.

La croisade est difficile. Les enfants font, à juste titre, de l'abandonnisme (heureusement que George - Aaron Eckhart -, un gentil voisin fou de Harley Davidson s'en occupe, vieux motard que jamais...); les collègues de bureau sont sceptiques pour ne pas dire hostiles; Ed Masry hésite devant l'ampleur du défi.

L'histoire de cette femme seule et appa­remment dénuée de moyens qui, à force d'opiniâtreté et d'engagement personnel, aura raison d'un monstre anonyme et tout-puissant, touche. On pense un peu à du Capra, mais à l'eau de rose: presque tout le monde est trop beau et trop gentil, les menaces anonymes ne se concrétisent pas, George rapporte avec des larmes dans la voix le premier mot proféré par la petite dernière. Le tout aurait gagné à subir une bonne réduction, la sauce en eût été d'autant meilleure.

Mais, bon sang de bois, que Julia Roberts est à croquer! Certains rustres iraient jusqu'à manger avec les doigts...

Daniel Grivel