Nymphomaniac - Volume 2

Affiche Nymphomaniac - Volume 2
Réalisé par Lars von Trier
Pays de production Danemark
Année 2013
Durée
Genre Drame, Erotique
Distributeur elitefilms
Acteurs Charlotte Gainsbourg, Christian Slater, Stellan Skarsgård, Shia LaBeouf, Stacy Martin
Age légal 16 ans
Age suggéré 18 ans
N° cinéfeuilles 695
Bande annonce

Critique

A l'heure où sont écrites ces lignes, le premier volume de Nymphomaniac a totalisé près de 5'000 spectateurs en deux petites semaines devant sept écrans romands. C'est mieux qu'Angélique et Du sang et des larmes, mais moins bien que Paranormal Activity et Jamais le premier soir (9'396), et loin derrière La vie rêvée de Walter Mitty (16'406)... Le titre de ce qui devait être un film d'une durée de quelque cinq heures est-il dissuasif? Lars von Trier est-il en perte de vitesse? A voir. Dans le second volume, on retrouve donc Joe (Charlotte Gainsbourg) et son confesseur et confident Seligman (Stellan Skarsgård) qui, non content d'être un «bienheureux», est vierge à tous points de vue; cela lui permet d'enregistrer le récit de celle qu'il a recueillie sans points de comparaison ni idées préconçues. Le réalisateur continue d'articuler la narration en chapitres dans le détail desquels nous n'entrerons pas: c'est la suite de la visite du «cabinet de curiosités» évoqué dans notre première critique. Joe a eu une vision dans laquelle Seligman reconnaît l'impératrice Messaline et la Grande Prostituée Babylone, ce qui ouvre une digression sur les Eglises d'Occident et d'Orient... Joe jeune (Stacy Martin) n'éprouve plus aucune sensation, ses organes génitaux sont engourdis, comme anesthésiés; toutes les tentatives de les réveiller échouent, de même que les variations à trois ou davantage et les sévices coroporels. Le désir est mort, catastrophe pour une nymphomane. Le spectateur a droit à davantage de scènes explicites, à des gros plans sur une «origine du monde» très courbétienne, mais ça n'augmente pas son intérêt pour autant... A nouveau, des illustrations au premier degré ponctuent le propos; on repère quelques clins d'oeil à des scènes d'Antichrist ; le «cantus firmus» refait surface... Prétentieux et pseudo-itello, Lars von Trier enfile clichés, truismes et lieux communs comme des perles d'inculture... Malgré quelques fulgurances, je me suis ennuyé ferme devant cette «Psycho-philosophie pour les nuls» mais suis resté jusqu'au bout, pour constater que même un saint homme peut avoir ses faiblesses.

Daniel Grivel

Appréciations

Nom Notes
Daniel Grivel 9
Georges Blanc 6
Anne-Béatrice Schwab 15