Zulu

Affiche Zulu
Réalisé par Jérôme Salle
Pays de production France
Année 2013
Durée
Musique Alexandre Desplat
Genre Policier
Distributeur pathefilms
Acteurs Forest Whitaker, Orlando Bloom, Conrad Kemp, Inge Beckmann, Tinarie Van Wyk-Loots
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 692
Bande annonce (Allociné)

Critique

Noir, c’est noir, comme Zulu, le  polar pur et dur du Français Jérôme Salle, qui a adapté le roman éponyme de Caryl Férey se déroulant en Afrique du Sud. Le temps y est toujours à la violence et le pays est encore hanté par les démons de l’apartheid. Pour désamorcer les vengeances et les règlements de comptes, le gouvernement a bien mis en place des commissions Vérité et Réconciliation afin de permettre aux anciens bourreaux de demander pardon à leurs victimes et d’être ensuite amnistiés. Ce processus de réconciliation pacifique n’a visiblement pas suffi pour solder les comptes d’un lourd passé de ségrégation qui a laissé des cicatrices profondes. La violence gangrène tout le pays, dans les townships comme dans les beaux quartiers de Capetown. Et le racisme anime de façon virulente certains hommes dont la perversité n’a d’égale que leur cruauté.
Dans ce contexte, deux policiers, un Blanc, Brian Epkeen (Orlando Bloom), casse-cou fortement alcoolisé, accro aux médicaments et aux filles, et un Noir, Ali Sokhela (Forest Whitaker), pacifique hanté par un drame subi dans son enfance, travaillent en bonne entente et cherchent à arrêter le meurtrier psychopathe d’une adolescente. Cette enquête va les mener jusqu’à des hommes qui fomentent dans des laboratoires chimiques, notamment en Suisse, un projet monstrueux de destruction sournoise et massive des jeunes Sud-Africains noirs. Les deux flics vont devoir faire face à leurs démons intérieurs. Centré sur le pardon, parfois impossible à accorder, Zulu reste dans le registre du polar et ne s’attarde pas sur des considérations politiques. Le film, de facture très classique, tourné dans des paysages sud-africains superbes, tient en haleine de bout en bout. Aussi bien Forest Whitaker, géant lunaire attachant, qu’Orlando Bloom, - dans un registre nouveau pour lui de garçon violent et dépravé -, portent le film à bout de bras.

 Nicole Métral (CF 692)

 


Après  Largo Winch  et Largo Winch 2, Jérôme Salle quitte la bande dessinée pour le polar bien carré. Le film s'ouvre sur une scène de crime: deux policiers, Ali Sokhela (Forest Whitaker) et Brian Epkeen (Orlando Bloom) se penchent sur le cadavre défiguré d'une jeune fille massacrée à coups de poing. Cela se passe en Afrique du Sud où, si l'apartheid a été officiellement aboli, des blancs honnissent toujours et encore ceux qu'ils appellent des cafres.

 

Le tandem Ali - Brian, lui, fonctionne plutôt bien, même si le Zoulou souffre de traumatismes remontant à son enfance (son père est mort brûlé par un pneu enflammé suspendu à son cou, et lui a été émasculé par un chien policier) et si l'Afrikaander noie ses déboires conjugaux dans l'alcool. Leur enquête les conduit dans les bidonvilles du Cap, leur fait rencontrer des bandes de malfrats et des caïds de la drogue, les amène à découvrir le recyclage d'un projet lancé au temps de l'apartheid (la mise au point d'une molécule destinée à rendre la population noire stérile). Au bout du compte, Ali tirera un trait sur quarante années de rectitude pour impitoyablement régler ses comptes, le film s'achevant sur le massacre à poings nus d'un chimiste immonde.

Daniel Grivel (CF 681/2)

Serge Molla

Appréciations

Nom Notes
14
Daniel Grivel 13
Anne-Béatrice Schwab 14
Nadia Roch 15