Diana

Affiche Diana
Réalisé par Olivier Hirschbiegel
Pays de production Grande-Bretagne, France, Belgique
Année 2013
Durée
Musique David Holmes, Keefus Ciancia
Genre Biopic, Drame
Distributeur elitefilms
Acteurs Naomi Watts, Naveen Andrews, Geraldine James, Douglas Hodge, Charles Edwards
Age légal 8 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 689
Bande annonce

Critique

Diana Spencer, alias Lady Di, disparue en 1997 lors d’un accident de circulation, n’en finit pas de mourir. Alors que quelques fanatiques des complots continuent de voir derrière le drame la main de Buckingham, le réalisateur allemand Olivier Hirschbiegel (La Chute, 2004) esquive la biographie au profit des deux dernières années de la princesse en leur donnant une interprétation toute personnelle. Amoureuse sans espoir d’un chirurgien pakistanais, Hasnat Khan (Naveen Andrews), la princesse aurait entrepris une liaison avec Dodi Al-Fayed (Cas Anvar) dans le seul but de se venger. La nuit fatale, elle aurait attendu vainement un appel téléphonique du médecin qui aurait peut-être changé le cours des choses.
Seize ans après l’événement qui aura apporté un sérieux coup de pouce aux fleuristes, la mémoire de Diana Spencer est encore trop vive pour le cinéma. Naomi Watts a beau endosser le personnage avec conviction, son visage trop gentil, trop ordinaire, ne supplante en rien celui d’une Princesse de Galles élégante, altière, à la hauteur de son rang.
L’actrice tient bien, en revanche, le rôle de victime. Epouse trompée, mère séparée de ses enfants, jeune femme moderne dans un monde – celui des Windsor – hors des réalités, célébrité hantée par les journalistes….. Alors qu’elle ne songe qu’à faire du bien autour d’elle et dans le monde.
Rien d’autre? Pour un portrait, c’est peu!
De fait, le film n’est qu’une romance, l’histoire sans analyse ni profondeur d’un amour désespéré. Il est difficile d’y trouver un quelconque intérêt. A moins qu’il ne s’agisse d’intérêt financier? Car une Lady Di montrée sous le seul jour d’une femme charitable, victime de son amour pour les autres, ne manquera certainement pas d’alimenter le fétichisme dont la princesse, finalement, est aussi la victime.

Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 9
Daniel Grivel 8