Né quelque part

Affiche Né quelque part
Réalisé par Mohamed Hamidi
Titre original Né quelque part
Pays de production France
Année 2012
Durée
Musique Armand Amar
Genre Comédie dramatique
Distributeur filmcoopi
Acteurs Jamel Debbouze, Tewfik Jallab, Malik Bentalha, Fatsah Bouyahmed, Abdelkader Secteur
Age légal 10 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 684
Bande annonce

Critique

 

«Toi tu es né là-bas, moi je suis né ici, c’est comme ça!».  Dans cette scène-clé, le cousin aurait pu ajouter que personne ne peut  choisir son lieu de naissance, mais Farid avait compris. Farid (Tewfik Jallab), justement, est celui qui a grandi à Paris, aîné d’une famille de migrants algériens. Son père reçoit un avis d’expropriation de sa maison, dans le djebel. Il est trop malade pour se défendre, c’est Farid qui fera le voyage, à contrecœur. Arrivé sur place, l’étudiant en droit découvre la réalité du bled et entre de plain-pied dans la question de son identité. Autour de lui se pressent des hommes obnubilés par la France, comme son cousin (Jamel Debbouze) qui va lui occasionner de sérieux ennuis.

Le film a été tourné au Maroc, avec des comédiens du cru ou d’origine arabe. Tous connaissent la question identitaire et jouent quelque chose qu’ils ont dans le sang. En France, on a le souci d’être un vrai Français; dans le Maghreb, celui de le devenir. C’est ce que Mohamed Hamidi montre le mieux, mais d’abord, il embrouille le scénario en ouvrant des pistes diverses. L’expropriation de la maison, la relation amoureuse entre l’Algérien et la Française, le poids de l’héritage paternel…

Une fois son protagoniste en Algérie, les pistes se diversifient aussi. Toutefois, chaque personnage porte une vérité à chercher en dépoussiérant des séquences un peu longues. Finalement, le réalisateur arrive à son sujet: «J’ai surtout tenté d’expliquer pourquoi des femmes et des hommes prennent tant de risques pour quitter leur pays et leur famille.» Il peint la situation des jeunes Maghrébins à l’humour ironique en évitant plutôt bien la caricature et les bons sentiments, rate juste l’occasion de se concentrer sur son thème et de le développer davantage. Mais c’est un premier film et la sensibilité qui en émane laisse augurer d’une suite intéressante.

 

Geneviève Praplan

Appréciations

Nom Notes
Geneviève Praplan 12
Anne-Béatrice Schwab 15