Oh Boy!

Affiche Oh Boy!
Réalisé par Jan Ole Gerster
Pays de production Allemagne
Année 2012
Durée
Musique The Major Minors, Cherilyn MacNeil
Genre Comédie, Drame
Distributeur filmcoopi
Acteurs Tom Schilling, Friederike Kempter, Marc Hosemann, Katharina Schüttler, Justus Von Dohnanyi
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 681
Bande annonce

Critique

Premier film de Jan Ole Gerster, Oh Boy ! vient de rafler la mise au Prix du Film allemand (Lola d’or et cinq autres récompenses). Ce jeune cinéaste (trente-cinq ans) s’est fait connaître comme assistant de W. Becker (Good Bye Lenin), de Tom Tykwer, et comme réalisateur de films publicitaires et de clips vidéo.
Oh Boy ! ou «Vingt-quatre heures de la vie d’un jeune homme» dans le Berlin d’aujourd’hui: Niko (Tom Schilling), proche de la trentaine, étudiant en droit mollasson et mal dans sa peau, s’apprête à vivre une journée particulièrement bousculée. Tout part de travers: sa copine en a assez de ses hésitations, son père lui coupe les vivres et son entretien d’embauche est un fiasco. Déterminé à se payer une bonne tasse de café – mission impossible à Berlin ce jour-là semble-t-il –, Niko se met à sillonner la capitale, croise des amis et des inconnus, ce qui permet au cinéaste de brosser une joyeuse série de portraits (en creux) de la société berlinoise: artistes de théâtre et de cinéma, marginaux plus ou moins drogués, retraités désillusionnés, voisins mal barrés, barjos et paumés de tous ordres. Anti-héros attachant, velléitaire et gaffeur, Niko ne sait pas très bien ce qu’il se veut et, désargenté, semble condamné à errer encore longtemps…
Le réalisateur précise qu’il s’agit d’une histoire en partie personnelle et que le choix du noir et blanc lui a donné la possibilité, en instaurant comme une sorte de distance, de s’exprimer plus librement. On s’éloigne ainsi du naturalisme, le spectateur acquérant alors un statut d’«observateur» privilégié.
Les acteurs (excellents) du film sont pour la plupart des inconnus. La mise en scène est fluide et l’intérêt ne faiblit pas, malgré le côté un peu désespéré de cette recherche d’une raison de vivre: tous les personnages rencontrés au long de cette journée semblent être habités par les mêmes doutes, en partie liés, suggère le cinéaste, aux sombres années du nazisme. Une excellente musique de jazz, discrète et variée, aère heureusement le propos.  

Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 14
Daniel Grivel 14
Georges Blanc 13
Philippe Thonney 15