Zaytoun

Affiche Zaytoun
Réalisé par Eran Riklis
Pays de production France, Israël, Grande-Bretagne
Année 2012
Durée
Musique Cyril Morin
Genre Drame
Distributeur pathefilms
Acteurs Stephen Dorff, Alice Taglioni, Ashraf Barhom, Loai Nofi, Tarik Kopty
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 675
Bande annonce (Allociné)

Critique

Beyrouth, 1982. Fahed (Abdallah El Akal) a 10 ans et vit dans un camp de réfugiés palestiniens avec son père et son grand-père, jouant avec ses camarades et vivant comme il le peut. Suite à la mort de son père, il va retourner sa colère contre un pilote de l’armée israélienne fait prisonnier. Puis son parcours initiatique va l’amener à s’en faire un ami et partir avec lui planter le petit olivier de son père sur sa terre natale.

La première partie du film offre quelques scènes saisissantes. Comme la façon dont en une seconde, suite à un événement tragique, le petit garçon passe du stade de gamin insouciant jouant à la guerre à celui de combattant farouche et obstiné. La mise en scène est inventive, soignée, et le scénario efficace, évitant violence excessive ou pathos inutile. C’est lorsqu’apparaît le pilote de l’armée de l’air ennemie, Yoni (Stephen Dorff), qu’un malheureux sentiment de naïveté et de superficialité pointe son nez. Le jeune et vigoureux militaire retenu dans sa cage par trois gamins, ce n’est pas très crédible. Ce sentiment s’accentue dans la seconde partie, où subitement il n’y a plus ni guerre, ni ennemis, juste deux amis vivant une belle épopée pour aller planter un arbre (zaytoun signifie «olivier»).

Alors, bien sûr, un enfant courageux, une amitié entre deux êtres que tout sépare, une guerre qui s’efface devant les liens humains, on a envie d’aimer. Le problème, c’est que le scénario fait preuve de trop de naïveté et de candeur, et qu’au lieu d’être passionnés, nous suivons l’histoire sans trop y croire, et donc sans nous sentir très concernés. Pour rester parfaitement cohérent, le réalisateur aurait dû soit rester réaliste jusqu’au bout, soit nous proposer une fable dès le début. Ici, c’est moitié-moitié, et cela nuit au récit.

Note: 13

Philippe Thonney

Appréciations

Nom Notes
Philippe Thonney 13
Daniel Grivel 13
Antoine Rochat 14
Anne-Béatrice Schwab 13