Sammy 2 - L'aventure continue

Affiche Sammy 2 - L'aventure continue
Réalisé par Ben Stassen
Pays de production
Genre
Acteurs Jennifer Peedom
N° cinéfeuilles 663

Critique

Deux ans après avoir été emportée par une mouette - mais tout s’était bien terminé (cf. LE VOYAGE EXTRAORDINAIRE DE SAMMY, CF n. 620) -, on retrouve la tortue de mer Sammy, flanquée cette fois-ci de son compère Ray. En bons pères de famille, ils assistent tous deux, sur la plage d’une île paradisiaque, aux premiers ébats aquatiques de leurs nouveaux-nés Rocky et Ella. Mais voilà…

Capturées par des braconniers des mers, nos deux tortues seront vendues à Dubaï et jetées dans un aquarium sous-marin abritant tout un monde bigarré d’espèces nageantes ou flottantes. Un aquarium qui se présente comme une incroyable construction futuriste à l’usage des touristes (joliment caricaturés au passage).

Très à l’aise là-dedans, un hippocampe joue le rôle d’un big boss prétentieux mijotant un plan d’évasion collectif. Mais Sammy et Ray en concocteront un autre, avec l’aide de leurs nouveaux amis Jimbo le poisson aux yeux globuleux, Lulu le homard grincheux, Annabel la gentille petite pieuvre et quelques pingouins. C’est alors qu’on va retrouver Rocky et Ella, les deux petites tortues abandonnées en cours de route (on ne vous dira pas comment elles ont réussi à venir jusqu’à Dubaï, ni par quel subterfuge tout ce beau monde pourra s’évader et retrouver l’île paradisiaque mentionnée plus haut…)

Film d’animation belge financé par une société californienne, SAMMY 2 joue sur les ressorts traditionnels du suspense et des bons sentiments. Les courses-poursuites sont spectaculaires, les méchants requins sont au rendez-vous et les tortues bavardent à qui mieux mieux: les jeux de mots se bousculent, mais certaines plaisanteries, avouons-le, sentent le fond de l’aquarium.

Cette plongée n’est pas toujours réussie: on nage dans des décors artificiels, pas très beaux, même laids lorsque les héros empruntent les tuyauteries de l’installation ou les canaux d’évacuation des détritus. Le traitement des images et de la couleur s’en ressent, et la 3D n’ajoute pas grand-chose.

Le scénario, linéaire, sympathique mais assez convenu, ne ménage guère de surprises: on attend patiemment les séquences finales d’évasion, en supportant les tergiversations et les menues disputes de ce petit monde barbotant.

Note: 11

Antoine Rochat