De rouille et d'os

Affiche De rouille et d'os
Réalisé par Jacques Audiard
Pays de production France, Belgique
Année 2012
Durée
Musique Alexandre Desplat
Genre Drame
Distributeur jmhdistributions
Acteurs Marion Cotillard, Céline Sallette, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Corinne Masiero
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 659
Bande annonce

Critique

Le réalisateur s’est inspiré d’un recueil de nouvelles du Canadien Craig Davidson, pour camper deux personnages hors du commun: Ali (Matthias Schoenaerts), père célibataire qui a été boxeur en Belgique, se rend avec son fils Sam à Antibes, où sa sœur, caissière dans un centre commercial, l’héberge. On ne voit pas la Côte d’Azur froufroutante, mais plutôt la France d’en bas, comme disait un ancien premier ministre. Ali commence par trouver du travail comme videur dans une boîte de nuit, où il porte secours à Stéphanie (Marion Cotillard), dresseuse d’orques au Marineland, et lui laisse son numéro de téléphone à toutes fins utiles.

Plus de nouvelles. Entre-temps, le jeune homme est engagé comme vigile et arrondit son salaire en recevant une partie des paris remportés grâce à sa participation à des matches clandestins de boxe. Mais un jour Stéphanie reprend contact: suite à un accident, ses jambes ont été sectionnées par une orque, elle a été larguée par son copain. Commence alors un lent apprivoisement réciproque, entre un homme sans états d’âme et une jeune femme profondément déprimée; un cheminement qui conduira Ali d’un état d’OP, comme il dit (c’est-à-dire opérationnel, disponible comme assistant sexuel) à celui d’être humain capable d’aimer et de pleurer, et qui rendra à Stéphanie le goût de vivre.

Si le film souffre un peu d’une mise en place trop longue, d’une surabondance de thèmes et d’une musique souvent soûlante de l’incontournable - hélas! - Alexandre Desplat, il reste néanmoins un mélodrame puissant, plein d’énergie, monté au rasoir, et projeté dans un format qui en met plein la vue. La performance de Marion Cotillard et de Matthias Schoenaerts est époustouflante. On retiendra deux scènes d’anthologie, le ballet des mains de Stéphanie revivant son passé de dresseuse et ses retrouvailles avec l’orque.

Daniel Grivel

Appréciations

Nom Notes
Daniel Grivel 17
Georges Blanc 14
Serge Molla 15
Antoine Rochat 13
Anne-Béatrice Schwab 14