2 Days in New York

Affiche 2 Days in New York
Réalisé par Julie Delpy
Pays de production France, Belgique, Allemagne
Année 2011
Durée
Musique Julie Delpy
Genre Comédie
Distributeur Rezo Films
Acteurs Chris Rock, Julie Delpy, Albert Delpy, Alexia Landeau, Alexandre Nahon
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 655
Bande annonce

Critique

Après Paris (2 DAYS IN PARIS, 2007), c’est New York. On reprend les mêmes et on continue… Marion (Julie Delpy) vit là avec Mingus (Chris Rock), journaliste black qui travaille à la radio, et les deux enfants qu’ils ont eus de leurs relations antérieures. Marion est toujours photographe et prépare une exposition. Débarquent - pour le vernissage - son père excentrique et franchouillard, Jeannot (Albert Delpy), sa sœur paumée et hystérique, Rose (Alexia Landeau), flanquée d’un petit copain inattendu (l’ex de Marion…) Le choc des cultures, mais surtout les personnalités débridées des nouveaux arrivants vont provoquer un véritable feu d’artifice et déstabiliser quelque peu Mingus… Sur un schéma semblable à celui de 2 DAYS IN PARIS (rencontres imprévues, débordements en tous genres et décalage culturel), Julie Delpy s’efforce de tisser une comédie légère, où une forme de psychologie plus ou moins distanciée et des gags à profusion devraient emporter l’adhésion, mais le goût de la surenchère et de l’excès, le jeu souvent parodique des acteurs, allié à des scènes de crédibilité douteuse, engendrent plus que de la perplexité. A force de trop rechercher la complicité avec le spectateur - et en visant parfois assez bas -, le film fatigue. Le choix du non-respect des genres et la volonté de faire fi des règles habituelles sont en soi sympathiques, mais l’obstination dans cette direction finit par lasser.

2 DAYS IN NEW YORK navigue entre rythme survolté, images accélérées, champs/contrechamps à la chaîne, le tout accompagné d’un franc-parler sans état d’âme. S’agissant de reprendre pied de temps à autre, la cinéaste s’est sentie obligée de ménager quelques soliloques «off» explicatifs (de Marion) destinés à remettre de l’ordre (moral?) dans la maison… Cette comédie loufoque - et parfois populiste sur les bords - sait jusqu’où elle peut aller trop loin. Elle sait aussi s’arrêter là où la franchise de ton pourrait virer à la provocation. Un petit coup de gouvernail et hop! on retrouve le consensus… A sauver peut-être, quelques idées farfelues qui font mouche, et deux ou trois scènes bien enlevées, comme celle des propos entendus - baignant en pleine hypocrisie artistique - lors du vernissage de l’exposition de Marion.

Note: 11

Antoine Rochat