My Week with Marilyn

Affiche My Week with Marilyn
Réalisé par Simon Curtis
Pays de production Grande-Bretagne, U.S.A.
Année 2011
Durée
Musique Alexandre Desplat
Genre Biopic, Drame
Distributeur elitefilms
Acteurs Kenneth Branagh, Judi Dench, Michelle Williams, Eddie Redmayne, Julia Ormond
Age légal 10 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 654
Bande annonce

Critique

Colin Clark (Eddie Redmayne), jeune aristocrate anglais, veut à tout prix travailler dans le monde du cinéma qui lui a permis, adolescent, de s’évader de son milieu compassé et de rêver. Son obstination est payante: en 1956, il est engagé comme troisième assistant, c’est-à-dire comme homme à tout faire, sur le tournage du film LE PRINCE ET LA DANSEUSE avec Laurence Olivier (ici Kenneth Branagh) et Marilyn Monroe (Michelle Williams).

C’est à travers le regard candide, tendre et ébloui du jeune homme qu’on découvre l’actrice américaine fraîchement débarquée en Angleterre, prisonnière de son image, de son succès et de ses démons intérieurs qu’elle essaie de faire taire à coups de cocktails de pilules ravageurs. Ce qui nous vaut un portrait tout en pudeur de la jeune actrice déboussolée, abandonnique, qui perd souvent pied devant la caméra, mais dont le sourire et la présence irradient, dès qu’elle arrive à reprendre confiance en elle et à jouer au plus près de son instinct.

Jamais la caméra de Simon Curtis ne se fait glauque pour filmer les dérapages alcoolisés de Marilyn Monroe. Le regard juvénile et respectueux de Colin arrive à capter celui de la célèbre blonde, et sa présence amicale parvient à la calmer et à la rassurer. On le laisse accompagner la star dans l’espoir qu’il parviendra à la faire arriver à l’heure au tournage. Il lui fait découvrir la campagne anglaise, ce qui nous vaut des promenades avec une Marilyn qui rit et vit l’instant avec un plaisir de gamine.

L’histoire repose sur les récits autobiographiques successifs de Colin Clark qui devint par la suite réalisateur de films documentaires et écrivain. Dans le rôle complexe de Marilyn, Michelle Williams - que LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN a révélée - est absolument crédible. Elle a réussi à se glisser dans la peau de la star, à se couler dans ses gestes et ses attitudes avec une grâce fragile, loin de toute imitation grossière. Les rondeurs en moins, elle est Marilyn avec son émouvante fragilité. On devine les ravages de l’enfance, les troubles psychiques, la starification forcée de la jeune Norma Jeane Mortenson prise en main par Hollywood. Belle prestation de Julia Ormond, qui tient le rôle de Vivien Leigh, au moment où le couple qu’elle forme avec Laurence Olivier se fissure et qu’elle est une actrice sur la touche.

Appréciations

Nom Notes
13
Daniel Grivel 13