Pacte (Le)

Affiche Pacte (Le)
Réalisé par Roger Donaldson
Pays de production U.S.A.
Année 2011
Durée
Musique J. Peter Robinson
Genre Action, Drame, Thriller
Distributeur SND
Acteurs Guy Pearce, Nicolas Cage, January Jones, Jennifer Carpenter, Harold Perrineau
N° cinéfeuilles 650
Bande annonce

Critique

Habile faiseur de thrillers, de films d’action et d’espionnage, Roger Donaldson poursuit sa carrière: LE PACTE (bizarre traduction de SEEKING JUSTICE), polar ultra classique, souvent violent, au montage nerveux, repose sur un scénario à tiroirs et à rebondissements multiples, ponctué de séquences de poursuites en voitures, de carambolages en veux-tu en voilà, d’assassinats et de règlements de comptes programmés. Tous les ingrédients du genre sont au rendez-vous.

Nick (Nicolas Cage) est enseignant d’anglais dans un collège de La Nouvelle-Orléans. Sa vie bascule le jour où sa femme Laura (January Jones) est agressée et violée par un récidiviste. Pendant qu’elle est à l’hôpital, Nick reçoit la visite d’un nommé Simon (Guy Pearce), qui lui propose de venger rapidement sa femme plutôt que d’attendre enquête officielle et procès. Bref de se faire en quelque sorte justice lui-même. Encore sous le choc de ce qui est arrivé à sa femme, Nick accepte un peu légèrement cette proposition, en échange d’un petit service qu’il aura à rendre ultérieurement. Il s’en mordra les doigts: Simon exercera dès lors un chantage de plus en plus fort sur Nick et l’impliquera dans les activités violentes et meurtrières d’une mystérieuse organisation parallèle de citoyens «qui en ont marre de voir leur ville pourrir et l’impunité régner». Une organisation secrète, bien implantée d’ailleurs dans tous les niveaux de la société. Nick y perdra le contrôle de son existence, entraînant Laura dans sa dérive.

Film sur la vengeance, SEEKING JUSTICE ne crée guère de suspense. Les portables sont allumés en permanence, tout comme les caméras de surveillance, mais cela n’apporte rien au cinéma. La réflexion sur les dérives et les délires d’un groupuscule atteint de paranoïa et prônant le recours à une justice impitoyable, est à peine amorcée. Les acteurs (les méchants sont chauves, donc identifiables, merci) font correctement leur travail. La fin est prévisible, la morale sera sauve - moyennant un nombre conséquent de cadavres -, mais le film tombera vite dans l’oubli.

Note: 7

Antoine Rochat