Contes de la nuit (Les)

Affiche Contes de la nuit (Les)
Réalisé par Michel Ocelot
Pays de production France
Année 2011
Durée
Musique Christian Maire
Genre Animation
Distributeur StudioCanal
Acteurs Michel Elias, Julien Beramis, Marine Griset, Olivier Claverie, Isabelle Guiard
N° cinéfeuilles 641
Bande annonce

Critique

Pour notre plus grand bonheur, le magicien de la narration et du film d’animation est de retour. Michel Ocelot, dont on n’a pas oublié le premier long métrage, KIRIKOU ET LA SORCIERE, offre à nos yeux émerveillés une petite heure et demie de beauté, de poésie et de rêve.

Le spectateur se trouve face à un vieux cinéma de banlieue ayant apparemment connu sa dernière séance... et pourtant il s’y passe des prodiges. Un vieux technicien entouré d’une fille et d’un garçon suggère la mise en image de contes provenant des quatre coins du monde et du temps. A partir de sources iconographiques documentées, les trois amis dessinent, créent des costumes et, le rideau rouge une fois levé, jouent au cœur de la nuit complice.

Six contes se succèdent: le loup-garou, où deux gentes demoiselles à hennin se disputent un beau chevalier mystérieux; Ti-Jean et la Belle-sans-connaître, où un jeune et intrépide Antillais affronte des épreuves insolites; l’élue de la ville d’or, jeune beauté aztèque promise à un sacrifice inhumain; le garçon qui ne mentait jamais, petit palefrenier tibétain déchiré par des sentiments contradictoires; Garçon Tamtam, jeune Africain rêvant d’un instrument magique; la fille-biche et le fils de l’architecte, où sortilèges et féeries s’entrelacent...

Tout est fignolé - sans préciosité pour autant: les personnages sont d’autant plus présents qu’ils apparaissent en silhouettes noires que seuls les yeux éclairent, les décors et les couleurs sont tout simplement magnifiques, la musique envoûtante. Les contes évoquent un monde où tout peut arriver: quand s’y ajoute le talent de Michel Ocelot, tout devient en effet possible. Le film bénéficie d’une mise en relief qui, pour une fois, n’est pas gratuite. On est certes à des lieues du grand huit «pixarien», mais qu’il est doux de se laisser aller à une narration harmonieuse et paisible!

Note: 18

Daniel Grivel