Ma part du gâteau

Affiche Ma part du gâteau
Réalisé par Cédric Klapisch
Pays de production France
Année 2011
Durée
Musique Loïk Dury, Christophe Minck
Genre Comédie dramatique
Distributeur frenetic
Acteurs Zinedine Soualem, Karin Viard, Gilles Lellouche, Jean-Pierre Martins, Audrey Lamy
Age légal 10 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 632
Bande annonce

Critique

«Le monde fabrique de plus en plus de bénéfice et de moins en moins de gens en profitent.» Fort de ce constat, Cédric Klapisch a choisi d’utiliser la comédie sociale pour dénoncer la précarité de plus en plus grande des travailleurs, la mainmise de la finance sur l’économie et l’industrie, la primauté du virtuel sur la réalité, l’arrogance des traders et la déshumanisation du monde.

Pour illustrer son propos, il a choisi la rencontre improbable de deux personnages qui vivent dans des milieux complètement différents: France (Karin Viard), mère de trois filles et ouvrière, vient de se faire licencier par son usine qui ferme ses portes à Dunkerque. Lui, Steve (Gilles Lellouche), trader bling bling et impitoyable, vit dans le luxe et mépris des autres. Décidée à trouver du travail coûte que coûte, France part pour Paris et se fait engager comme femme de ménage chez Steve. Elle découvre un monde dont elle ignorait tout. Steve lui confie bien vite son tout jeune fils débarqué chez lui pour un mois et dont il ne sait que faire. Elle fait la nounou, nettoie et frotte et donne à l’occasion quelques leçons de savoir-vivre à son employeur, véritable goujat avec les femmes. Un courant de sympathie passe. Jusqu’au jour où France découvre que le trader est en partie responsable de la faillite de son ancienne usine. N’allez pas imaginer une histoire à la Pretty Woman où Cendrillon deviendrait princesse. Cédric Klapisch ne croit ni à la mixité sociale ni au capitalisme solidaire.

Gilles Lellouche campe un trader tout à fait horripilant et un rien exagéré, Karin Viard est très crédible en victime discrète et naïve, marquée par la vie. Les dialogues font parfois mouche et l’on se surprend à rire de choses pas drôles du tout dans ce monde où la part du gâteau est de plus en plus petite, même pour la classe moyenne. La comédie est gentillette, elle manque de mordant. On n’en sort pas décidé à résister à la société à deux vitesses dans lequel on s’enfonce gentiment. Klapisch l’a dit dans une interview: il n’a pas voulu faire un film militant. On l’avait compris.

Appréciations

Nom Notes
10
Daniel Grivel 9
Geneviève Praplan 12
Anne-Béatrice Schwab 8