Mange, prie, aime

Affiche Mange, prie, aime
Réalisé par Ryan Murphy
Pays de production U.S.A.
Année 2010
Durée
Musique Dario Marianelli
Genre Drame
Distributeur Sony Pictures Releasing France
Acteurs Julia Roberts, Billy Crudup, Viola Davis, Javier Bardem, Richard Jenkins
Age légal 7 ans
Age suggéré 12 ans
N° cinéfeuilles 621
Bande annonce

Critique

Voici un film qui ravira les inconditionnels de Julia Roberts et, peut-être, les lectrices et lecteurs du best-seller autobiographie d’Elizabeth Gilbert à l’origine du scénario. Les autres s’abstiendront de voir cette suite de bons sentiments qui n’aligne qu’images léchées en proposant cartes postales sur cartes postales. C’est presque sans grand intérêt, alors que le sujet l’aurait permis.

Une femme, écrivain, la quarantaine, décide un beau jour de quitter son mari et de divorcer, non parce qu’elle aurait rencontré quelqu’un d’autre, mais pour se trouver elle-même. Cette quête, entreprise peu après une passade avec un jeune acteur, lui prendra quelques mois, le temps de retrouver goût (Mange) à la vie, de faire place à la dimension spirituelle de son existence (Prie) et de retrouver l’amour auprès d’un homme lui aussi divorcé et craignant de s’engager à nouveau (Aime). Lorsqu’une telle crise s’abat sur un individu, appelé à se pardonner quelques éléments passés, autant qu’il soit fortuné afin de pouvoir conjuguer tourisme et quête intérieure. Toutefois, il n’est pas sûr que l’actrice en gros plan mangeant mal des spaghettis, se livrant à la médiation en début de journée avant de tourbillonner le soir, non sans avoir vu «son» sage dans l’après-midi, ne convainque qui que ce soit. Que beaucoup traversent des crises au mitan de leur existence, certes, mais de là à réduire celles-ci à un joli conte, c’est un pas qu’hélas le réalisateur a franchi pour nous emmener de Naples à Bali en passant pas un ashram indien. Du coup, empathie et émotion ne sont guère au rendez-vous.

Note: 9

Serge Molla