Invités de mon père (Les)

Affiche Invités de mon père (Les)
Réalisé par Anne Le Ny
Pays de production France
Année 2009
Durée
Musique Béatrice Thiriet
Genre Comédie
Distributeur UGC Distribution
Acteurs Michel Aumont, Fabrice Luchini, Karin Viard, Valérie Benguigui, Véronica Novak
Age légal 10 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 612
Bande annonce

Critique

Médecin retraité et veuf, Lucien Paumelle (Michel Aumont) est depuis toujours impliqué dans l’humanitaire. Dans sa dernière action d’éclat, il décide d’accueillir chez lui une famille d’immigrés en détresse. Cette décision force l’admiration de sa fille Babette (Karin Viard) mais indiffère son fils Arnaud (Fabrice Luchini), dont la relation a toujours été tendue avec son père. Mais tout bascule lorsque Lucien présente à ses enfants Tatiana (Véronica Novak), une jeune et séduisante Moldave, et sa fillette. Le patriarche les informe qu’il a contracté un mariage blanc pour lui éviter l’expulsion.

Un scénario original, un prologue bien enlevé, des dialogues percutants, des acteurs convaincants, voilà qui nous change des comédies stéréotypées et banales auxquelles le cinéma français nous a habitués depuis quelque temps. Effectivement c’est un régal de suivre l’histoire de cette famille, de voir évoluer ses personnages aux réactions souvent attendues mais tellement vraies. Dans ce portrait de famille à l’ironie aussi mordante qu’affectueuse, la réalisatrice raconte les compromissions que chacun s’oblige à faire lorsque ses idéaux s’accordent mal aux situations personnelles. Ainsi les enfants, tout adultes soient-ils, sont-ils autorisés à juger leurs parents?

Dommage que dans la deuxième partie de cette comédie grinçante, Anne Le Ny, n’ait pas mieux resserré son scénario. En laissant la bride sur le cou à ses personnages qui ont tendance à s’enliser, chacun dans sa propre existence, elle affaiblit son propos. Mais quel bonheur à chaque fois que Luchini réapparaît sur l’écran, lui qui a hérité du meilleur rôle dans ce film, celui du fils indigne et égoïste, renouant le dialogue avec les siens!

Georges Blanc