Critique
Que diable Nathalie Baye, Pierre Arditi, Jacques Weber et consorts sont-ils allés faire dans cette galère? Le scénario-bateau de la réalisatrice Léa Fazer - déjà connue pour un malvenu BIENVENUE EN SUISSE (2004) - fait très vite naufrage.
Ça démarre déjà mal: Marie-France (Nathalie Baye), le jour de son anniversaire, découvre un sous-vêtement féminin dans la poche de son mari Henri (Pierre Arditi). Ça se poursuit plus mal encore: la maîtresse d’Henri attend un enfant (du susdit). Ça n’arrête pas: Marie-France pète les plombs et se réfugie chez son fils et sa belle-fille, pas vraiment contents de la voir débarquer. Ça se complique: scènes d’hystérie à répétition, réactions intempestives et infantiles des parents, allers et retours sentimentaux fastidieux. Ça lasse, ça casse: tout est prévisible, les blagues sont plates, les gamineries attendues, les acteurs en font des tonnes, et la mise en scène est absente. Bref, tout part en vrille. Et tout ça ensemble, c’est (vraiment) trop.
Antoine Rochat