Transporteur 3 (Le)

Affiche Transporteur 3 (Le)
Réalisé par Olivier Megaton
Pays de production France, Grande-Bretagne
Année 2008
Durée
Musique Alexandre Azaria
Genre Action
Distributeur EuropaCorp Distribution
Acteurs François Berléand, Jason Statham, Robert Knepper, Natalya Rudakova, Jeroen Krabbe
Age légal 12 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 582
Bande annonce

Critique

Spécialiste dans les livraisons à hauts risques, Frank Martin (Jason Statham) se voit contraint - on lui colle au poignet un bracelet chargé d’explosifs que son employeur peut commander à distance - de transporter deux sacs importants dans sa voiture, de Marseille à Odessa. Il est accompagné, contre son gré d’abord, mais les choses s’arrangeront, par une mystérieuse Ukrainienne, Valentina (Natalya Rudakova), qui se révélera être, elle aussi, attendue sur les bords de la mer Noire.

Grosse production réalisée par un cinéaste inconnu au bataillon (Olivier Megaton - N.d.l.r.: qui en fait, des mégatonnes...), mais coaché par Luc Besson et Europacorp, ce troisième TRANSPORTEUR n’échappe pas aux règles du genre. On plonge en pleine mafia russe, dans un monde de trafiquants de déchets toxiques, de truands sans scrupules, tous munis d’une panoplie d’armes à feu et de gadgets «dernier cri» susceptibles de leur sauver la vie.

Rien de très nouveau à signaler. La recette du plat à consommer reste toujours la même: commencer par hacher menu la plupart des images, peler l’intrigue jusqu’à laisser apparaître les ficelles, émietter tout ce qui reste, ajouter un minimum de liant, saupoudrer le tout avec les ingrédients habituels (poursuites et bagarres, cascades et règlements de comptes), fouetter vigoureusement le mélange pour que chacun s’y perde, couper en quatre les séquences simples pour que l’histoire paraisse plus compliquée, verser dans le potage de beaux et méchants mecs à la voix grave, y ajouter une ou deux gouttes de romance sentimentale, et servir le plat avec de la vodka.

Film d’action très formaté, LE TRANSPORTEUR 3 lance quelques clins d’œil en direction de James Bond - est-ce voulu? -, et se singularise dans la présentation d’une scène d’acrobatie inédite (pour le chroniqueur de service en tous cas) qui consiste à faire atterrir une voiture sur le toit d’un train express en marche, puis de la faire repartir du même endroit. On n’arrête pas le progrès. «C’est plutôt l’enfer, conclut un des personnages. Mais c’est pas grave!» Si, c’est grave.

Antoine Rochat