Hellboy II - Les légions d'or maudites

Affiche Hellboy II - Les légions d'or maudites
Réalisé par Guillermo del Toro
Pays de production Allemagne, U.S.A.
Année 2008
Durée
Musique Danny Elfman
Genre Fantastique, Action
Distributeur Universal Pictures International France
Acteurs Selma Blair, Ron Perlman, Doug Jones, John Alexander, James Dodd
N° cinéfeuilles 577
Bande annonce

Critique

Red (Ron Perlman), alias Hellboy, agent du Bureau de recherches paranormales, est de retour. Le temps d’une mission fort particulière, mettant à l’épreuve tous ses super pouvoirs, il va devoir laisser de côté les problèmes qui l’opposent à Liz (Selma Blair), sa compagne. Nuala (Doug Jones), prince héritier du royaume des elfes, a décidé de rompre la trêve ancestrale liant l’humanité aux Fils de la Terre. S’il parvient à reconstituer la couronne d’or qui confère les pleins pouvoirs, il pourra réveiller la terrible - et invincible? - armée d’or, formée d’innombrables et monstrueux guerriers métalliques. Entouré de Liz et de deux autres membres du bureau, Hellboy rejoint le monde des elfes et s’y enfonce pour un combat sans merci, où l’avenir de l’humanité est en jeu.

Sur un scénario de bande dessinée, Guillermo del Toro (LE LABYRINTHE DE PAN, 2006) réalise un film qui retient d’abord l’attention par la qualité de ses décors et la richesse de ses allusions, notamment à la peinture ou au cinéma. Fresque du Moyen Age et de la Renaissance, enfer et paradis, ont généré des créatures aux formes les plus étranges et inspirés des architectures insolites; on songe au Jardin des délices, à la Bibliothèque de Piranèse, aux tableaux de Bruegel… Et ce qui se constate pour les décors se retrouve sur le plan musical où les genres s’appellent et s’opposent tout à la fois (Vivaldi, Mozart, compositions originales de Danny Elfman, chansons…), sans compter en sus un brin d’humour sans vulgarité et quelques jolis clins d’œil au cinéma (LES TEMPS MODERNES, par exemple). Mais, finalement, tous ces éléments composites, auxquels s’ajoutent de nombreux effets spéciaux, constituent-ils un véritable film? La question demeure lorsque c’est finalement moins le scénario qui dicte les scènes que les changements de décors étonnants où de nouvelles parties de castagne prennent place, autour de Red, un sauveur de l’humanité grincheux et presque attachant.

Serge Molla