Fin août, début septembre

Affiche Fin août, début septembre
Réalisé par Olivier Assayas
Pays de production France
Année 1998
Durée
Musique Ali Farka Touré
Genre Comédie dramatique
Acteurs Alex Descas, Arsinee Khanjian, Mathieu Amalric, François Cluzet, Virginie Ledoyen
Age légal 12 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 371
Bande annonce

Critique

"Petit film délicat et tendre qui se noie dans l'accumulation des thèmes.

Le nouveau long métrage d'Olivier Assayas est un sympathique regard sur les relations humaines, en particulier sur l'amitié. Mais il mériterait des choix plus rigoureux dans son scénario.

Une histoire d'amitié, entrelacée d'histoires d'amour, voilà ce que raconte le nouveau long métrage d'Olivier Assayas (IRMA VEP, le précédent est sorti en 1996). Son décor est littéraire. Ses personnages aiment l'écriture et gravitent autour du milieu de l'édition. Gabriel (Mathieu Amalric) et Jenny (Jeanne Balibar) se séparent en douceur. Mais la solitude les surprend et, tandis que Gabriel noue lentement une nouvelle relation, il se rapproche de son ami Adrien (François Cluzet), écrivain de talent, qui souffre d'une maladie grave. Le récit se déroule de la fin du mois d'août au début septembre de l'année suivante. Ce sont douze mois d'un quotidien construit autour des petits riens qui ont de l'importance, un travail perdu, un autre retrouvé, des disputes, des espoirs, des dîners de famille.

Petite musique de l'existence ordinaire, basée sur une observation des caractères, FIN AOUT, DEBUT SEPTEMBRE est surtout l'histoire de François Cluzet et Mathieu Amalric, deux comédiens formidables qui portent complètement le film. Le premier campe l'écrivain malade avec retenue, une habile utilisation de la suggestion, et lui donne une forte résonnance. ""Plutôt que de m'arrêter aux apparences ou à l'écume des choses, je m'efforce toujours d'ajouter un peu de mystère à mes personnages"", explique-t-il. Mathieu Amalric est excellent lui aussi. Mais que resterait-il du film sans eux? Le réalisateur embrouille ses pistes en leur donnant à toutes la même importance. Sans la présence de François Cluzet, Adrien, personnage central, serait effacé par les faits divers qui s'accumulent dans la vie des autres protagonistes. Le dernier film d'Olivier Assayas se perd dans le désir de tout dire, mais ce serait malgré tout dommage de le manquer."

Geneviève Praplan