Un conte de Noël

Affiche Un conte de Noël
Réalisé par Arnaud Desplechin
Pays de production France
Année 2008
Durée
Musique Grégoire Hetzel
Genre Comédie dramatique
Distributeur Bac Films
Acteurs Melvil Poupaud, Catherine Deneuve, Mathieu Amalric, Anne Consigny, Jean-Paul Roussillon
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 570
Bande annonce

Critique

Annoncé en fanfare, encensé sur la Croisette par les médias français, le successeur de ROIS ET REINE a déçu voire agacé votre chroniqueur, qui a vu en lui un canard boiteux, malgré une palme annoncée...

Il s’agit d’une chronique familiale où tout se joue autour de Noël. Un couple (Abel Vuillard - bonne composition de Jean-Paul Roussillon -, patron d’une usine textile à Roubaix et plus âgé que sa femme Junon - Catherine Deneuve telle qu’en elle-même...) invite ses enfants adultes - ou prétendument tels - et ses petits-enfants à passer les fêtes dans la maison familiale. Junon est atteinte par une leucémie qui a emporté voilà longtemps l’un de ses fils à l’âge de 7 ans; seule une greffe de moelle osseuse - la première de l’histoire a eu lieu en France en 1956 - pourrait lui accorder un sursis, mais les donneurs potentiels sont l’un trop jeune, l’autre honni...

La rencontre est l’occasion de règlements de comptes et de grands déballages, sous l’œil bonasse d’un Abel s’isolant dans la musique (Charlie Mingus notamment...) et la férule de Junon la bien prénommée. La situation se complique lorsque, dans la famille, deux donneurs compatibles seulement sont détectés: l’un est un adolescent instable psychiquement, l’autre est le fils honni...

Le plateau est éblouissant: outre les comédiens déjà mentionnés, il y a Melvil Poupaud, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni - mais le récit, souvent embrouillé, souffre de tics horripilants - monologues à l’intention du spectateur, maniérismes, dialogues littéraires, dramaturgie simpliste, tout cela laissant l’impression d’avoir assisté à un soap opera pour pseudo-intellectuels. Sans parler d’une prise de son indigne - heureusement qu’il y avait les sous-titres!...

Daniel Grivel