48 heures par jour

Affiche 48 heures par jour
Réalisé par Catherine Castel
Pays de production France
Année 2008
Durée
Musique Jacques Davidovici
Genre Comédie
Distributeur Pyramide Distribution
Acteurs Aure Atika, Antoine de Caunes, Aurore Clément, Catherine Jacob, Victoria Abril
N° cinéfeuilles 569
Bande annonce

Critique

Boulot, mari, enfants, maison, dodo… Comment concilier tout cela, comment ne rien sacrifier? Y’en a marre! Marianne (Aure Atika) le dit tout haut à son époux Bruno (Antoine de Caunes). Promise, semble-t-il, à un joli avenir professionnel, mais agacée de voir ses collègues masculins lui passer sous le nez au prétexte qu’elle est une femme et qu’elle doit, en plus de son travail professionnel, assumer toutes les tâches quotidiennes - alors que son financier de mari occupe une place en vue qui lui laisse tout le loisir de lire les journaux -, Marianne va imaginer un stratagème pour amener son homme à partager le quotidien de façon plus équitable. Au spectateur de découvrir le subterfuge - sous la forme d’une escapade assez invraisemblable d’ailleurs.

Voilà une comédie un tantinet féministe qui ne s’aventure pourtant pas sur les sentiers du militantisme et qui ne se soucie pas de traiter le sujet de manière systématique. Le ton adopté sera celui de l’humour, il y aura pléthore de bons mots et de plaisanteries, les séquences s’enchaînant rapidement les unes aux autres, sans trop de cohérence interne - le montage s’en va ainsi à vau-l’eau -, et sans volonté de conclure. Bien malin celui qui pourra affirmer que l’un ou l’autre des deux protagonistes pourra tirer profit de l’exercice, ou qu’ils arriveront tous deux à réviser leur point de vue, à vraiment mieux vivre ensemble. On le leur souhaite, avec ou sans «nounou» - il n’y a pas de problèmes d’intendance financière, semble-t-il!

Dans le rôle d’un jeune femme belle, jeune, entreprenante et dynamique, la comédienne Aura Atika s’en tire bien, tout comme Antoine de Caunes (dans le rôle plus difficile du mari chargé de se débrouiller seul avec les enfants). Tour à tour chat et souris, victime et bourreau, tous deux s’efforcent de donner corps à une intrigue qui ménage d’autres rencontres, avec des personnages assez typés, parfois caricaturaux mais sympathiques: on a ainsi le plaisir de croiser Bernadette Lafont, Aurore Clément, Victoria Abril, Catherine Jacob et bien d’autres encore. Mais les efforts conjugués de tous ces excellents comédiens ne permettent pas à ce premier film de Catherine Castel, œuvrette agréable et sans prétention, de prendre un réel envol.

Antoine Rochat