Brick

Réalisé par Rian Johnson
Pays de production U.S.A.
Année 2005
Durée
Musique Nathan Johnson, Larry Seymour
Genre Thriller, Drame
Distributeur Mars Distribution
Acteurs Noah Fleiss, Joseph Gordon-Levitt, Lukas Haas, Nora Zehetner, Matt O'Leary
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 560
Bande annonce

Critique

Le cinéma indépendant américain est assez rare sur nos écrans pour qu’on ne fasse pas la fine bouche. Premier film d’un scénariste-réalisateur inconnu, Rian Johnson, BRICK a remporté le Prix spécial du Jury pour l’originalité de sa vision au Festival de Sundance, il y a deux ans.

Les qualités de ce long métrage sont effectivement à rechercher du côté de l’écriture et d’une image où rien n’est laissé au hasard. La caméra adopte manifestement un point de vue dans ce récit d’un lycéen embarqué dans un milieu par ailleurs assez glauque, où la violence est présente, même si le réalisateur n’en abuse pas et la situe volontiers hors champ.

Intelligent et sensible, Brendan (Joseph Gordon-Levitt) est un étudiant solitaire et renfermé. Son ex-petite amie Emily (Emilie de Ravin) tente un jour de reprendre contact téléphoniquement avec lui, mais elle disparaît sitôt après. Brendan se met en tête de la retrouver, sollicitant pour ce faire l’aide d’un un copain intello particulièrement pertinent dans ses conseils.

L’enquête menée s’avérera très vite périlleuse et fera découvrir à Brendan la double vie de plusieurs de ses camarades étudiants: Laura, Tugger, Dode, Kara et les autres trafiquent dans tous les coins et ne fréquentent guère les cours de la High School de San Clemente. Rapidement plongé dans le milieu de la drogue, Brendan se trouvera confronté à un mafioso de la plus belle espèce, dont il réussira pourtant, après moult aventures, à prendre la mesure.

L’écriture du film vaut mieux que son propos et l’on en vient à regretter que le cinéaste donne ici le sentiment d’être en panne de sujet. Si les premières séquences sont originales et de bonne augure, on se lasse vite de cette histoire faite de «brick (de came) et de broc»… Le jeu de mot est moyen, on vous l’accordera, mais le film aussi.

Antoine Rochat