Amour aux temps du choléra (L')

Affiche Amour aux temps du choléra (L')
Réalisé par Mike Newell
Pays de production U.S.A.
Année 2007
Durée
Musique Antonio Pinto
Genre Romance, Drame
Distributeur elitefilms
Acteurs Benjamin Bratt, John Leguizamo, Giovanna Mezzogiorno, Javier Bardem, Catalina Sandino Moreno
N° cinéfeuilles 560
Bande annonce

Critique

L’Amour au temps du choléra est une adaptation du célèbre roman éponyme (1982) de Gabriel Garcia Marquez, écrivain colombien majeur du XXe siècle (Prix Nobel en 1985 pour Cent ans de solitude).

Fin XIXe, Carthagène en Colombie. Fiorentino (Javier Bardem), jeune télégraphiste pauvre et poète, tombe amoureux de Fermina (Giovanna Mezzogiorno), la plus jolie des jeunes filles. Il lui jure un amour éternel, elle lui promet de l’épouser. Mais le père de la jeune fille va s’opposer au mariage pour des raisons sociales. Fermina épousera le beau et riche docteur Juvenal Urbino (Benjamin Bratt), homme qui réussit à endiguer l’épidémie de choléra dans la ville. Après plusieurs années à Paris, le couple rentre au pays. Fermina semble avoir oublié son premier amour. Florentino, lui, ne l’a pas oubliée. Devenu riche armateur, il gardera toute sa vie l’espoir de reconquérir la femme qu’il aime vraiment.

Difficile fut le pari de mettre une œuvre talentueuse en images. Certes, la réalisation est d’envergure, aux qualités cinématographiques évidentes: des paysages superbes, des évocations historiques pertinentes. Après un début vif, «captatio benevolentiae» oblige, on est accroché à l’intrigue. Et puis, peu à peu l’agacement nous gagne; subrepticement, la magie du cinéma s’étiole. On commence à percevoir des détails qui deviennent insupportables. Les acteurs latinos jouent dans la langue de Shakespeare, ce qui donne l’impression d’un langage qui sonne creux. Et puis, et surtout, les personnages principaux jouent leur rôle sur plus de cinquante années de vie. Les maquillages ont beau être bien faits, mais en gros plans, sur grand écran, on n’y croit pas. Et en plus, l’interprétation de Fermina semble bien fade et terne. Conséquence, l’illusion ne fonctionne pas, le temps est long, on s’ennuie. On est devant un grand cru qui a le goût de bouchon!

Alors, on sort de la projection déçu, avec une seule envie: aller s’acheter le livre de Marquez. C’est au moins ça!

Ancien membre

Appréciations

Nom Notes
Ancien membre 10
Georges Blanc 11
Daniel Grivel 11