Femmes de ses rêves (Les)

Affiche Femmes de ses rêves (Les)
Réalisé par Peter, Bobby Farrelly
Pays de production U.S.A.
Année 2007
Durée
Musique Bill Ryan, Brendan Ryan
Genre Comédie, Romance
Distributeur Paramount Pictures France
Acteurs Ben Stiller, Michelle Monaghan, Malin Akerman, Jerry Stiller, Carlos Mencia
Age légal 14 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 557
Bande annonce

Critique

Les frères Farrelly, on le sait depuis belle lurette, ne font pas dans la dentelle, mais plutôt dans le lourdingue. Voilà pour le menu. Reste à savoir à quelle sauce on sera mangé. Avec LES FEMMES DE SES RÊVES, la sauce se révèle particulièrement fade. Eddie (Ben Stiller), petit patron d’une boutique de vêtements, se marie précipitamment avec une jeune femme qu’il croit parfaite. Durant leur lune de miel au Mexique, il va découvrir avec étonnement que la belle a beaucoup d’habitudes bizarres - tout spécialement dans le domaine sexuel - et qu’elle lui a caché une bonne partie de sa personnalité. Qu’à cela ne tienne, Eddie n’est pas du genre constant: une de perdue, se dit-il, d’autres se retrouveront. Ce qui sera le cas.

Un scénario à quatre sous, une réalisation tâcheronne, le reste à l’avenant. On retrouve la dose de vulgarité habituelle des films des Farrelly, les propos graveleux, les gags grossiers et les ébats sexuels coutumiers à leurs entreprises avant tout commerciales. Comme le film doit durer près de deux heures, il s’agira de faire traîner les choses, d’ajouter des seconds couteaux de peu d’intérêt et d’amener les personnages à se raconter de bonnes (?) blagues. Tout cela pour étendre la pâte d’une histoire dont on subodore vite tout ce qui pourrait ressembler à un quelconque rebondissement. L’image est plate, le rythme absent, le décor celui d’un dépliant touristique papier glacé - on languit dans les hôtels ou des villages de vacances superluxe -, et de tout ce petit monde qui joue l’hypocrisie à fond se dégage un ennui communicatif. Si la fin s’anime quelque peu, l’entreprise ressemble davantage à une potion émétique qu’à un divertissement de bon aloi.

Antoine Rochat