Un jour sur terre

Affiche Un jour sur terre
Réalisé par Alastair Fothergill, Mark Linfield
Pays de production Allemagne, Grande-Bretagne
Année 2007
Durée
Musique George Fenton
Genre Documentaire
Distributeur Gaumont Distribution
Acteurs Patrick Stewart, Ulrich Tukur, Ken Watanabe, James Earl Jones
N° cinéfeuilles 555
Bande annonce

Critique

«Avec ce film, je veux faire découvrir les spectacles naturels époustouflants de notre planète, car peu auront la chance de voir tout cela de leurs propres yeux», explique le réalisateur. C’est incontestable; les 40 équipes de tournage ont réalisé des prodiges pour capter la vie inconnue de différentes espèces animales. Du l’Arctique à l’Antarctique, de l’hiver à l’automne, les peuples du ciel, de la terre et de l’eau ont été filmés, tous, dans la précarité de leur existence. L’ours polaire, le premier, dont on sait que bientôt, irrémédiablement, la disparition de la banquise entraînera la sienne. Mais encore la baleine à bosse. Mais aussi les éléphants. Mais tant d’autres avec eux.

C’est donc à un plaidoyer fervent qu’invite le film UN JOUR SUR TERRE. Et pour convaincre, il opte pour les plus belles images possibles: la nature est si belle et nous l’assassinons? Ce parti pris esthétisant est pourtant une faiblesse du film. Trop léché, trop systématiquement «beau», il se prive de la poésie d’une nature «naturelle», qui, elle, n’est pas faite uniquement d’images de calendrier. L’autre réserve, très sérieuse, est l’énergie consommée pour la réalisation de ce film-exploit. Par exemple, combien auront coûté, en pollution, les 250 jours de prises de vues aériennes?

Reste qu’UN JOUR SUR TERRE diffuse de précieuses connaissances. Eminemment commercial, il va contribuer à les distribuer largement. Découpé en épisode, il offrira un décor captivant aux leçons de sciences. Il participera à l’éducation de tous pour une vie moins consommatrice, plus respectueuse de notre environnement.

On attend maintenant une œuvre comparable, dont la démarche, économe en énergie grise, serait dévouée à la réalité de la nature.

Geneviève Praplan