Alpha Dog

Affiche Alpha Dog
Réalisé par Nick Cassavetes
Pays de production U.S.A.
Année 2006
Durée
Musique Aaron Zigman
Genre Drame
Distributeur pathefilms
Acteurs Bruce Willis, Sharon Stone, Emile Hirsch, Justin Timberlake, Dominique Swain
Age légal 16 ans
Age suggéré 16 ans
N° cinéfeuilles 543
Bande annonce

Critique

Ils sont jeunes, ils ont grandi dans le même quartier riche de Los Angeles, ils rêvent d'argent facile et d'une vie de luxe. Trois jours vont suffire à faire complètement basculer leurs existences. Inspirée de faits réels, l'histoire de Johnny et de sa bande est celle d'un petit dealer frimeur et égocentrique qui, pour être sûr d'être payé, embarque le jeune frère d'un de ses clients dans une aventure qui va mal tourner. Alpha Dog raconte le quotidien d'une meute d'adolescents désœuvrés et de petits trafiquants sans repères familiaux solides et privés de toute référence d'ordre moral ou éthique.

Pour raconter ce fait divers authentique - le véritable Jesse James Hollywood, arrêté récemment au Brésil après une cavale de plus de quatre ans, attend aujourd'hui son procès en Californie -, Nick Cassavetes s'est offert un casting important (voir ci-dessus). Avec un indéniable sens visuel, une compréhension assez fine des personnages et une bonne maîtrise de la direction de ses acteurs, il tente d'entraîner le spectateur au plus profond d'un engrenage où, de maladresses en décisions désastreuses, la situation va complètement échapper à ceux qui pensent pouvoir la contrôler.

Côté face - techniquement parlant -, le film passe donc la rampe. Côté pile, en revanche, c'est une tout autre affaire. A quoi bon un film qui se borne à raconter longuement et souvent complaisamment une errance dont on devine très vite l'épilogue? Que retenir d'une réalisation dans laquelle le cinéaste semble confondre objectivité et absence de point de vue? Nick Cassavetes montre comment un groupe d'adolescents peut s'égarer et dépasser le point de non-retour. Mais la description qu'il fait de ce monde où tout est fric, sexe et drogue, mauvais garçons et filles faciles, n'intéresse guère. Pire, elle écœure. Sans compter que, au nom d'un certain réalisme, le spectateur se voit gratifié d'une suite ininterrompue de dialogues particulièrement crus et agressifs. Tout cela finit par lasser.

Antoine Rochat

Appréciations

Nom Notes
Antoine Rochat 7
Maurice Terrail 3