Ghost Rider

Affiche Ghost Rider
Réalisé par Mark Steven Johnson
Pays de production U.S.A.
Année 2007
Durée
Musique Christopher Young
Genre Fantastique, Action
Distributeur SND
Acteurs Nicolas Cage, Sam Elliott, Wes Bentley, Eva Mendes, Matt Long
Age légal 12 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 541
Bande annonce

Critique

"Nicolas Cage est un acteur bon à tout faire. Pompier dans WORLD TRADE CENTER, le voici motard tout feu tout flamme dans GHOST RIDER (""cavalier fantôme""), condamné à pourchasser les évadés de l'enfer.

Tiré d'une bande dessinée, GHOST RIDER raconte l'histoire de Johnny Blaze, cascadeur à moto qui, pour sauver son père victime d'un accident, a dû vendre son âme au diable. Un marché qui a un prix: humain le jour, il devient désormais ""Rider"" la nuit, un chasseur de primes porteur de feu et traquant les âmes qui ont échappé à Méphisto (Peter Fonda). Lorsque la journaliste Roxanne (Eva Mendes) est à son tour menacée par la géhenne, Johnny décide d'utiliser ses pouvoirs pour se retourner contre son maître.

Sans doute a-t-il fallu mettre en œuvre des moyens financiers colossaux pour donner vie aux protagonistes de cette histoire nourrie d'effets pyrotechniques. L'objectif escompté est-il atteint? Seuls les spécialistes pourront apprécier. Johnny a beau être victime d'une malédiction qui l'oblige à se métamorphoser toutes les 24 heures, on est en droit de rester de marbre sous ce déluge de feu, d'éclairs, d'apparitions monstrueuses, d'êtres décomposés ou visqueux se solidifiant (ou vice versa, c'est selon).

Cette resucée du mythe de Faust à la sauce motorisée, superproduction encombrée d'une musique qui ne lésine pas sur les chœurs, ne tient guère en haleine. Les émissaires du diable, les forces obscures, les anges déchus, les ténèbres enfumées et les tombes des cimetières (bonne intervention de Sam Elliott, le joueur de cartes de BUTCH CASSIDY ET LE KID reconverti en fossoyeur), ne réussissent pas à véritablement accrocher. On retiendra de cette mise en images d'une légende quelques bonnes scènes - celle du motard et du susdit fossoyeur à cheval, tous deux embrasés et traversant de concert un désert crépusculaire -, deux ou trois répliques aussi, mais la composante ""film d'horreur"" et la présence bruyante et souvent lourde des effets spéciaux finissent par plomber le spectacle. Un film à la croisée des genres, mais qui fait long feu."

Antoine Rochat