Ma vie en l'air

Affiche Ma vie en l'air
Réalisé par Rémi Bezançon
Pays de production France
Année 2005
Durée
Genre Comédie
Distributeur TFM Distribution
Acteurs Didier Bezace, Vincent Elbaz, Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Elsa Kikoïne
Age légal 10 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 509
Bande annonce

Critique

"Décidément, l'avion a la cote au cinéma! Il y a peu, il permettait à un jeune garçon de faire le deuil de son père (L'AVION attachant de Cédric Kahn). Ici, ces grosses machines sont le chemin obligé pour qu'un grand adolescent de 30 ans s'envole vers l'âge adulte.

Yann Kerbec (Vincent Elbaz) est instructeur pour une compagnie aérienne. Il évalue la capacité des pilotes à faire face à des situations extrêmes: pannes de réacteurs, problèmes techniques, irruption de terroriste dans la cabine de pilotage, etc. Le tout pratiqué au sol dans un grand simulateur de vols. Heureusement pour Yann, car depuis la mort de sa maman - en le mettant au monde en plein ciel - il a une phobie carabinée des vols aériens.

Aujourd'hui, flanqué d'un ami hirsute et parasite, Ludo (Gilles Lellouche), il déroule le fil de son traumatisme et surtout des déboires amoureux qu'il a provoqués dans sa vie.

Ce premier film de Rémi Besançon ne tombe pas dans les travers de la gaudriole franchouillarde qui habille souvent ce genre de sujet chez nos voisins. Non, il y a même une sorte d'agréable malice qui parcourt le récit, un regard tendrement ironique sur une génération que le réalisateur avoue ""particulièrement douée pour fuir les responsabilités, les devoirs et les engagements, en bref, tout ce qui contribue à nous faire grandir"".

Si l'intention est bonne, si la charpente symbolique est intéressante, le film ne parvient pas à convaincre: la faute à une certaine maladresse dans la réalisation, à des longueurs, et surtout au manque de profondeur du propos. Comme si la vie se résumait pour un homme à la seule recherche de la partenaire idéale. Etonnant et dommage que le réalisateur ne se soit pas entouré d'autres scénaristes que lui-même.

Dernier handicap: cette comédie peine à être drôle. Mais si vous êtes dans la salle, ne vous découragez pas: la deuxième partie, mieux faite, est aussi nettement plus rigolote."

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