Un petit jeu sans conséquence

Affiche Un petit jeu sans conséquence
Réalisé par Bernard Rapp
Pays de production France
Année 2004
Durée
Musique Sébastien Souchois
Genre Comédie
Distributeur Pathé Distribution
Acteurs Yvan Attal, Sandrine Kiberlain, Jean-Paul Rouve, Lionel Abelanski, Marina Foïs
Age légal 7 ans
Age suggéré 14 ans
N° cinéfeuilles 494
Bande annonce

Critique

"Si vous aimez le théâtre filmé, si vous ne craignez pas le recours systématique aux gros plans et aux champs-contrechamps, si le bavardage continu ne vous exaspère pas, si vous ne vous attendez pas à autre chose qu'un téléfilm français (plutôt léger et discret, confessons-le), alors...

Alors vous pouvez vous risquer à aller voir UN PETIT JEU SANS CONSEQUENCE. Un titre menteur, il faut le préciser d'emblée, puisque conséquences il y aura. Un film menteur encore parce que tous les personnages pratiquent le mensonge comme ils respirent, au point de se laisser prendre aux pièges qu'ils tendent aux autres, et de ne plus savoir s'ils fabulent ou s'ils disent vrai.

Qu'on en juge: au cours d'une journée réunissant dans leur maison de campagne tous leurs proches, Claire et Bruno (douze ans de vie conjugale) décident - par jeu, par défi, par provocation? - de faire croire à leurs invités qu'ils ont décidé de se séparer. A leur grande surprise ils découvrent alors que plus personne autour d'eux n'imagine encore une existence possible pour leur couple. Les uns pensent que Bruno (Yvan Attal), le mari, est beaucoup trop ""pépère"", trop stable, les autres que sa femme Claire (Sandrine Kiberlain) est trop inquiète et insatisfaite. Autour d'eux les candidats aux places vacantes se profilent déjà: Axelle (Marina Foïs) tourne comme une buse au-dessus de Bruno, et Serge (Jean-Paul Rouve), manipulateur imbu de lui-même, cherche à mettre la main sur Claire...

Rien de très nouveau sous le soleil de cette ""partie de campagne"". Et surtout rien de très cinématographique dans cette adaptation scolaire et sans invention d'une pièce de théâtre qui doit sans doute son succès à un adroit mélange de comique et de répliques qui font mouche. Les acteurs font de leur mieux, jouant sur les regards et les sous-entendus, sans toujours convaincre: Yvan Attal n'a rien d'un personnage ""plan-plan"", et Sandrine Kiberlain rien d'une femme déçue ou séductrice..."

Antoine Rochat