Welcome to the Jungle

Affiche Welcome to the Jungle
Réalisé par Peter Berg
Pays de production U.S.A.
Année 2003
Durée
Musique Harry Gregson-Williams
Genre Aventure, Comédie
Distributeur Columbia TriStar Films
Acteurs Dwayne Johnson, Seann William Scott, Christopher Walken, Rosario Dawson, Ewen Bremner
N° cinéfeuilles 477
Bande annonce

Critique

"Afin de rembourser une dette, Beck (The Rock), un ""spécialiste du recouvrement de créances"", est chargé de récupérer Travis (Seann William Scott), le fils d'un gangster qui est allé se planquer au fin fond de l'Amazonie. Travis est à la recherche d'une ancienne idole en or nommée Gato del Diablo, une statue qui est considérée par la population locale et un groupe rebelle comme un moyen de se libérer de la dictature de Cornelius Hatcher (Christopher Walken). Celui-ci a en effet réduit les gens en esclavage en les faisant travailler dans sa mine d'or...

Une fois encore, une certaine Amérique étale un spectacle du plus mauvais goût composé de fascination pour les armes, d'adoration de l'argent et de foi absolue en la force brutale. Sous prétexte de divertissement, de bonnes rossées d'une violence absurde et extrême nous sont servies, en veux-tu en voilà, comme le comble du raffinement humoristique.

Il va sans dire qu'il ne faut guère chercher de logique dans les comportements et motivations des protagonistes. L'histoire commence déjà très mal par l'écrasement de quelques os et finit nulle part par un massacre général. Mais il y a fort à parier que ""cela"" plaira au public puéril auquel ce genre de péripéties est destiné. En bon maître du plagiat de divers films d'action, Peter Berg applique des principes simples: foncer, gueuler, surcharger d'effets spéciaux répétitifs et excessifs. Et ce n'est pas la prestance du lutteur professionnel The Rock qui parviendra à rattraper les flops du scénario. Que dire encore de cette imagerie brésilienne aussi superficielle que le kitch des vieux Tarzan.

Sans vouloir verser dans un discours moralisateur ou archaïque, on peut s'interroger sur la part de responsabilité morale de producteurs qui dispensent ce genre de spectacle à destination d'un public jeune, trop souvent tenté d'adapter de tels comportements brutaux à leur réalité quotidienne."

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