Shrek

Affiche Shrek
Réalisé par Andrew Adamson, Vicky Jenson
Pays de production U.S.A.
Année 2001
Durée
Musique Harry Gregson-Williams, John Powell
Genre Animation, Comédie, Fantastique, Romance
Distributeur United International Pictures (UIP)
Acteurs Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz, John Lithgow, Vincent Cassel
Age légal 7 ans
Age suggéré 7 ans
N° cinéfeuilles 416
Bande annonce

Critique

"Près de 50 ans après Peter Pan, revoici un long métrage d'animation à Cannes - et quelle animation! Produit de la bien nommée usine à rêves (DreamWorks) de Spielberg et consorts, Shrek bénéficie du dernier cri en matière d'effets informatiques et de trois dimensions.

«Si Peau d'Âne m'était contée, j'y prendrais un plaisir extrême.» La phrase est connue. Ici, nous sommes en présence d'un conte (de fées) à rebours... Personnages et récit sont détournés sans vergogne, avec une irrévérence jubilatoire.

Shrek, ogre hideux à souhait, voit la quiétude de son gourbi troublée par l'invasion de moult personnages de contes de fées bannis par le vaniteux et stupide Lord Farquaad. Les nains de Blanche-Neige rentrent du boulot en chantant Ho-Heigh sur l'air des bateliers de la Volga - et tout le reste est non pas à l'avenant mais à l'envers. Shrek proteste auprès de Farquaad, qui lui propose de le libérer des squatters s'il lui ramène la belle princesse Fiona, prisonnière d'un redoutable dragon. L'ogre, accompagné d'un âne farfelu, se met en route vers la forteresse maudite. Enlevé à un train d'enfer, porté par des voix d'acteurs célèbres, truffé de citations et de clins d'oeil ainsi que de piques à l'encontre du concurrent disneyen, le film est une parodie délirante, hilarante et incorrecte de jeux télévisés débiles, de contes à l'eau de rose et autres bluettes, dans un esprit dévastateur à la Tex Avery. Je renonce à citer d'autres gags, allez y voir: petits et (surtout) grands, vous y prendrez 90 minutes de plaisir extrême.

Daniel Grivel


Bonne illustration de ce que peuvent être aujourd'hui les images de synthèse, Shrek est bien plus qu'un dessin animé. C'est un film d'une invention visuelle constante, dont le scénario, rempli de gags savoureux, fourmille d'idées originales. Et l'ogre à la peau verte s'offre encore le plaisir du pastiche, en piétinant allégrement les plates-bandes de l'univers disneyen.

Antoine Rochat

Thierry Gandillot (L'Express): ""Devinette: quelle est la différence entre un dessin animé de Walt Disney et un film d'animation produit par DreamWorks? Chez Disney, quand la jolie princesse se lève à l'aube pour pousser la chansonnette dans un paysage féerique, les petits zoziaux qui s'égosillent de concert volettent autour d'elle en tressant des couronnes de fleurs multicolores qui viendront ceindre son front charmant. Chez DreamWorks, le petit zoziau qui s'époumone pour rivaliser de trilles enfle dans les aigus et explose, laissant sur la branche deux papattes à demi calcinées...""


Andrew Adamson et Vicky Jenson:

Andrew Adamson et Vicky Jenson signent ici leur première œuvre. A. Adamson est Néo-Zélandais et a déjà été à l'origine des effets spéciaux de Batman, tandis que V. Jenson a débuté dans la publicité télévisuelle avant d'être co-scénariste et responsable des décors de La Route d'Eldorado. Cette première production réalisée entièrement en images de synthèse a exigé quatre ans de travail et la collaboration technique de trois cents personnes."

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